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Etude CESER sur l'arbre et la haie

LE CESER PRÔNE LES BIENFAITS DE L’ARBRE ET DE LA HAIE

 

 

Le quoi ?

 

Chaque région possède son propre CESER, autrement dit son Comité Economique, Social et Environnemental Régional. Les CESER sont les représentants de la société civile et ils ont un (n’ont qu’un) pouvoir consultatif. Leur vocation est d’émettre des avis sur le budget de la région (qu’il s’agisse des orientations du budget, des budgets supplémentaires ou du compte administratif) et sur la planification stratégique régionale (que ce soit les contrats État-Région, les schémas directeurs, les plans stratégiques). Enfin, sur demande du conseil régional,  émise par son président, ou de son propre chef, il réalise des études d’intérêt régional (pour en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_%C3%A9conomique,_social_et_environnemental_r%C3%A9gional).

 

Le CESER comprend, dans le cas présent, 120 membres. Ceux-ci viennent du monde économique, social, associatif et environnemental. Ils  sont déployés dans sept commissions de travail et d’études : Finances et plan – Sanitaire et social –  Développement économique – Transports, télécommunications, énergie – Équipements généraux et environnement – Éducation et formation – Culture, tourisme, sport.

 

Pour reprendre les propres mots du CESER (https://ceser.paysdelaloire.fr/), cette « assemblée jumelle du Conseil régional […] est ainsi l’assemblée consultative de la Région représentant la société civile organisée. Le CESER est un véritable laboratoire d’idées et effectue des diagnostics, des analyses prospectives et fait des préconisations dans l’intérêt du développement régional. Au-delà d’une expertise, ses travaux reflètent une prise de position partagée par la majorité des organisations qui le composent. »

 

Et comme le dit FNE, « disposant de deux missions, celle de réfléchir et celle de dire, le CESER limite sa contribution là où commence l’action de la Région ».

 

Et le CESER de s’intéresser à la haie

 

Comme le précise sur son site Internet le CESER de la région PdL en introduction de sa contribution publiée le 21/06/22 et  intitulée « L’arbre, poumon de nos vies ligériennes – Un enjeu à partager » :

Dans un contexte de réchauffement climatique accéléré aux conséquences néfastes, le CESER affirme la nécessité d’inverser les conséquences, d’une part du remembrement à la campagne depuis 1950 et d’autre part, en ville, de la minéralisation systématique due à l’hyper-urbanisation sur notre environnement naturel dans son ensemble pour tenter de lutter contre les effets du réchauffement climatique.

 

Cette commission s’est donc saisie à bras le corps, si l’on peut dire, de la problématique de l’arbre et de la haie, que ce soit en milieu rural ou en milieu urbain (en laissant, pour l’essentiel, de côté l’arbre dans sa dimension forestière, sylvicole, déjà abordée en… 1988). Les travaux menés à partir d’octobre 2019 ont ainsi donné lieu à une étude qui, sur support papier, se présente comme un opuscule de quelque soixante-dix pages, de petit format et facilement maniable, qui au fil d’un texte dense, d’une lecture probablement moins austère et plus lisible dans sa version en ligne, égrène une vingtaine de propositions. Etant entendu que le CESER ne peut émettre que des suggestions, des recommandations, des préconisations, avec naturellement l’espoir qu’elles seront reprises par le public le plus large possible, s’agissant dans le cas présent d’une problématique qui concerne « l’ensemble de la société, les collectivités, les entreprises, les exploitations agricoles et les particuliers » !

 

Précisons ici, s’il en était besoin, que si nous consacrons le présent développement à cette étude du CESER, bien que la raison d’être des AFG soit la forêt, et tout particulièrement la forêt domaniale du Gâvre, c’est naturellement parce que les milieux et les écosystèmes n’existent et ne valent que par les interrelations et les intercommunications qu’ils entretiennent : la forêt du Gâvre n’existe pas coupée de son bocage, de sa campagne environnante, les éléments faunistiques et floristiques qui composent ces deux ensembles n’évoluent pas de manière hermétique, bien au contraire, les échanges sont incessants. Pourquoi, d’ailleurs, les cervidés devraient-ils tous rester en forêt à attendre de se faire tuer « bêtement »… ! Les attaques contre le bocage environnant, les détériorations pouvant être subies par les champs, prairies et talus alentour ne peuvent qu’être préjudiciables au devenir de notre forêt. C’est pourquoi nous serons toujours vigilants à l’égard de ce qui se passe dans le périmètre proche (et moins proche) de cette forêt domaniale, a fortiori s’agissant de projets aussi inconséquents qu’un parc éolien projeté en lisière ou qu’une carrière que certains voudraient réactiver…

 

L’on se doit donc de reconnaître la pertinence du thème choisi et de l’approche qui en est faite, ainsi que le sérieux du travail accompli. Ne doutons pas une seconde que, par delà l’investissement des membres de la commission concernée et, plus largement du CESER, pour mener et faire aboutir ce travail de réflexion de qualité, celui-ci est certainement le fruit  d’un gros travail (et pourquoi ne pas le saluer ici ?!) dans les bureaux, de la part des (plus ou moins) « petites mains » qui ont manifestement œuvré afin de livrer une étude à la hauteur du sujet et en prise directe avec les connaissances et orientations actuelles en la matière.

 

Un rapport où figure une bibliographie (certes des plus réduites) qui est constituée de Pour une forêt primaire en Europe de l’Ouest de Francis Hallé, Des arbres à défendre de Patrick Scheyder, Hubert Reeves nous explique la forêt, et La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben, fait nécessairement œuvre utile et mérite considération, s’étant nourri au moins pour partie aux meilleures  sources !

 

Afin que l’on puisse s’emparer de ses propositions, le CESER met à disposition :

Une synthèse :

https://ceser.paysdelaloire.fr/wp-content/uploads/RPDL_synthese_Ceser_Arbre_oct2022_web.pdf

Un rapport :

https://ceser.paysdelaloire.fr/wp-content/uploads/Larbre-poumon-de-nos-vies-ligeriennes.pdf

 

Des préconisations

 

Les vingt-deux préconisations formulées en dernière partie du rapport sont les suivantes :

 

Préconisation 1 – Recenser et confronter les études et recherches déjà réalisées, en cours ou à venir, avant même d’en relancer d’autres.

Préconisation 2 – Réaliser un audit sur l’état des arbres en ville et dans le bocage pour élaborer à l’échelle régionale un répertoire des arbres remarquables et de l’état du système de l’état bocager.

Préconisation 3 – Envisager un focus sur les métiers du bois, de l’arbre et des paysages dans le cadre des études sur la formation et les emplois verts liés à la biodiversité. Cette action recoupe d’ailleurs la fiche 7.1 de la SRB, « Identifier et optimiser l’offre de formation existante »

Préconisation 4 – Encourager les projets sur la thématique de l’arbre, isolé en ville ou dans la haie en campagne dans les modules d’initiative locale proposés par les lycées agricoles et intégrer la thématique dans les Actions Éducatives Ligériennes (AEL).

Préconisation 5 – Développer l’offre des formations autour de l’arbre dans le programme de formation régionale pour les personnes en recherche d’emploi.

Préconisation 6 – Étudier l’opportunité de la création d’un pôle d’excellence régional, du Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) au diplôme d’ingénieur, en lien avec d’autres régions qui ont déjà une expérience à ce niveau, comme la Nouvelle-Aquitaine.

Préconisation 7 – Envisager une vaste campagne auprès du grand public sur les bienfaits de l’arbre. Elle pourrait se faire soit de manière déconnectée de Pays de la Loire Grandeur Nature et/ou s’appuyer sur cette action de sensibilisation en place depuis 2 ans en faisant un focus une année sur l’arbre et une autre sur la haie.

Préconisation 8 – Soutenir ceux qui accompagnent les actions de sensibilisation et d’information sur l’arbre et la haie en Pays de la Loire.

Préconisation 9 – Favoriser la concertation de l’ensemble de ces acteurs pour des actions coordonnées et cohérentes.

Préconisation 10 – Créer un cahier des charges à destination des collectivités afin de garantir le bon entretien des haies, la formation des agents.

Préconisation 11 – Impulser et coordonner la mise en place d’une démarche collective à l’échelle des EPCI et syndicats de bassins de versant sous la forme d’un lieu ressources Arbre et Haies.

Préconisation 12 – Intégrer des éléments d’éco-conditionnalité notamment auprès des intercommunalités pour lesquelles ces sujets représentent un enjeu majeur. Ceci prenant appui sur les priorités développées dans le cadre du SRADDET et de ce qui pourrait être privilégié dans les contrats de territoire.
Préconisation 13 – Consolider un partenariat avec les Syndicats de bassins versants, l’Agence de l’eau et l’Europe qui financent, notamment, la replantation des haies.
Préconisation 14 – Sensibiliser les gestionnaires de réseaux électriques, fibre optique, SNCF, pour mettre en œuvre un élagage respectueux des arbres et des haies et ainsi faciliter la contractualisation entre ces gestionnaires et les propriétaires pour aller vers l’abandon de recours sur la responsabilité civile de ces derniers.

Préconisation 15 – Développer une réflexion prospective dans les territoires ruraux à l’instar de ce qui existe dans les métropoles et accompagner les communes du littoral dans la préservation de leurs forêts.
Préconisation 16 – Inciter les propriétaires privés et publics de zones de friches industrielles à les utiliser, quand cela est possible de par la nature du sol, sa non-pollution, pour la réimplantation d’arbres.
Préconisation 17 – Pour l’arbre en ville deux actions types peuvent être menées :

Encourager la création de forêts urbaines et péri urbaines, de type Myawaki ou autres ;

Expérimenter des dispositifs de lutte contre les Îlots de chaleur.

Préconisation 18 – Encourager les collectivités, en lien avec les agriculteurs, à promouvoir des plans de gestion de haies (mises en place de nouvelles haies, accompagnement des mises en place volontaires etc.).

Préconisation 19 – Affirmer le rôle du Conseil régional comme stratège du plan de financement de l’arbre et consolider les engagements financiers des politiques publiques de la Région avec diverses entrées (financement participatif, RSE des entreprises, contrats de territoires et projets bas carbone).

Préconisation 20 – Rémunérer le maintien et la gestion durable des haies et le carbone stocké dans le cadre des pratiques de l’ensemble des acteurs de cette gestion (agriculteurs, collectivités, propriétaires fonciers).

Dans le cadre de cette préconisation plusieurs pistes concrètes peuvent être envisagées : certaines d’ordre général et d’autres plus spécifiques.

Préconisation 21 – Promouvoir le bois local et durable en tant que ressource renouvelable et écologique, en particulier pour le stockage du carbone dans la construction.
Préconisation 22 – Utiliser les fonds européens via les fonds FEDER et la PAC en association avec les financements privés abondant actuellement afin de développer les forêts urbaines dans notre région ainsi que la prise en compte du linéaire de haies.

 

Le CESER conclut son rapport comme suit :

«  Enfin, nous affirmons ici que si cette étude a vocation à s’adresser aux composantes CESER, prenant en compte l’ensemble de ses sensibilités et représentant de ce point de vue une forme d’expertise des corps intermédiaires, elle a vocation également à interpeller et proposer des alternatives à l’exécutif régional en particulier et de façon plus globale à l’ensemble des collectivités, voire à l’État au titre de sa fonction régalienne.
Elle a également enfin, et nous souhaitons insister sur cette nouvelle dimension, vocation à être enrichie par le citoyen et de ce point de vue être portée comme une contribution au débat public avec un triple enjeu :
Comment une instance telle que la nôtre peut créer les conditions du débat public avec la population ?
Comment à partir d’une expertise construite, celle-ci peut se confronter à la réalité locale ?
Comment collectivement sommes-nous en mesure de convaincre que l’arbre est au cœur de nos vies ?
Nous devons être à la fois ambitieux et pragmatiques sur ce sujet, c’est la raison pour laquelle nous allons créer les conditions du débat avec la population là où c’est possible, ceci afin de produire des contributions qui pourraient être une forme d’amendement à notre travail demain. »

 

Une réunion publique en pays de Blain

 

C’est justement dans cet état d’esprit que le CESER – plus particulièrement représenté à cette occasion par M. Xavier de la Brestesche, en sa qualité de rapporteur de ce rapport au nom de la commission Aménagement des territoires – Cadre de vie » – a souhaité aller au devant du public du pays de Blain à l’occasion d’une réunion publique organisée le 9 février 2023, réunion à laquelle ont d’ailleurs participé deux membres du CA des Amis de la Forêt du Gâvre.

 

Cette participation nous a permis de faire naturellement valoir combien ces pratiques encore largement en vigueur et qui conservent la faveur de bien des exploitants forestiers – telles que coupes rases, plantation prédominante de résineux et méthodes courts-termistes en tout genre,  motivées par une recherche de rentabilité rapide –  sont foncièrement contradictoires avec la volonté affichée par le CESER  de mettre en avant et de favoriser les multiples bienfaits de l’Arbre dans un environnement qui retrouverait ainsi son équilibre et serait mieux à même de faire face au réchauffement climatique. En outre, comme nous l’avons dit à l’occasion de cette réunion, il y a tout lieu de devoir considérer, avec grande inquiétude, que la réactivation programmée du site de Cordemais avec le projet Ecocombust ne va pas du tout dans le bon sens, contrairement aux apparences.

 

Ce fut également l’occasion, ce faisant, de voir combien les exploitants forestiers privés restent peu disposés à faire évoluer leurs pratiques, une évolution pourtant éminemment désirable pour la Nature, la planète, les populations aussi bien rurales qu’urbaines.

 

De fait, les quelque 80 personnes dans l’assistance étaient pour l’essentiel des propriétaires et exploitants forestiers privés et des agriculteurs, que venaient compléter quelques élus locaux et, tout de même, un certain nombre de « simples citoyens ». Sans oublier, de manière très prévisible, la présence d’un représentant de Fibois, autrement dit de la filière bois. Ni de relever, au passage, que le rapporteur lui-même est un… assureur forestier.

 

Faut-il, dés lors, s’étonner que les échanges portassent pour l’essentiel sur l’exploitation des haies bocagères et que chacun prêchât surtout pour sa paroisse et ses intérêts propres. De sorte que, à penser ainsi surtout revenus et avantages personnels, il ne reste en fin de compte que bien peu de personnes à vouloir avant tout défendre, ou tout simplement ne pas oublier, la notion, pourtant essentielle, de Bien commun.

 

En conclusion

 

En définitive, tout cela revient un peu, beaucoup, et bien tardivement, à réinventer l’eau chaude (ou tiède) – certes, en bénéficiant des connaissances d’aujourd’hui et en voyant les choses avec les urgences du moment, mais tout de même.

 

L’on aurait aimé, en effet, qu’en tant qu’instance créée dans la foulée de la réforme, version 1972, des régions (les comités CESR d’alors), le CESER n’attende pas 2022 pour affirmer haut et fort tout l’intérêt des haies et de leur maintien comme de la présence de l’arbre dans la ville, mais qu’il se fût manifesté quand la « grande bataille » faisait rage. Avant qu’il n’existe plus que des lambeaux de bocage relictuel, comme à NDDL où il fallut encore se battre âprement pour espérer sauver ces si précieux linéaires de haies.

 

L’on était encore alors, dans ces années 70, en plein remembrement, l’alpha et l’oméga de ce qu’il fallait faire. Les  pouvoirs publics et les organisations agricoles ne juraient que par lui. Les écologistes, des scientifiques et des citoyens se sont bien élevés avec clairvoyance contre ce délire destructeur (l’on se souvient même de ce fameux programme télévisé au nom évocateur et qui dérangea, La France défigurée), mais rien n’y fit… Et voilà que maintenant l’on veut refaire des haies, et encore des haies, ou même carrément passer à l’agroforesterie, et remettre du vert, toujours plus de vert, dans les villes. Dont acte.

 

Mais nous avons malheureusement quelque raison d’être sceptiques et de douter que tout ce travail puisse réellement déboucher sur des changements significatifs, de grande ampleur.

Parce que l’on ne peut que rester dans le consultatif. On propose, on préconise, mais on ne dispose pas !

Non pas nécessairement, d’ailleurs, qu’il faille voir partout à l’œuvre du greenwashing. Mais la composition du CESER est ce qu’elle est, et plus encore celle de l’exécutif régional.

Et surtout, ce que démontre la réunion de restitution des travaux du CESER au niveau local du Pays de Blain, c’est que le public qui s’y est manifesté reflète surtout une somme ou plutôt une juxtaposition d’intérêts particuliers, plus ou moins antagonistes, lesquels n’entendent agir dans le sens attendu que pour autant que cela ne bride pas leur liberté d’action et leur logique de rentabilité. Tout le monde ne semble pas disposé, tant s’en faut, à faire évoluer suffisamment bien et vite ses pratiques dans le sens de l’intérêt général.

 

Pour en savoir plus sur le bocage et la haie 

 

Ces quelques suggestions :

 

- Forêt bocagère, article in n° double 241-242 spécial Forêts – Penn Ar Bed (revue naturaliste de Bretagne Vivante/SEPNB) – Mars 2021, 108 pages.

https://pmb.bretagne-vivante.org/pmb/opac_css/doc_num.php?explnum_id=9862

 

Les autres articles du n° téléchargeables/accessibles séparément :

https://pmb.bretagne-vivante.org/pmb/opac_css/index.php?lvl=bulletin_display&id=10807

 

- Un bocage remarquable, témoin inestimable d’un parcellaire aujourd’hui largement disparu, article in n° double 223-224 spécial NDDL – Penn Ar Bed (revue naturaliste de Bretagne Vivante/SEPNB) – avril 2016, 140 pages.

https://pmb.bretagne-vivante.org/pmb/opac_css/doc_num.php?explnum_id=8811

 

Pour télécharger/accéder à tous les autres articles de ce numéro spécial sur l’incroyable biodiversité d’un bocage relictuel préservé (PDF pp. 1-63, PDF pp. 64-97, tous les articles séparément pp. 1-140 + PDF n° 213 Mesures compensatoires).

https://pmb.bretagne-vivante.org/pmb/opac_css/index.php?lvl=bulletin_display&id=9829#docnum

 

- L’œuvre artistique incomparablement précieuse, précise et colorée du peintre Lucien Pouëdras, tout entière vouée au bocage qui n’est plus (et à ses landes, ses chevaux…), à découvrir :

   - sur son site : https://www.lucienpouedras.fr/?page_id=77

   - sur le site de son ami François de Beaulieu, qui a écrit plusieurs livres avec lui  :    

      https://www.francoisdebeaulieu.fr/lucien-pouedras-50-ans-de-peinture/

   - dans les livres parus sur son œuvre, accessibles notamment ici :

      https://www.skolvreizh.com/etiquette-produit/lucien-pouedras/

   - à travers cet article de Reporterre :

      https://reporterre.net/Deux-regards-lumineux-sur-les

 

- L’Ecomusée de la Bintinais (anciennement, du Pays de Rennes), pour une visite au plus près de ce que fut la vie paysanne d’autrefois, au fil de son parcours agropastoral, de ses talus bocagers, et de ses riches collections : https://www.ecomusee-rennes-metropole.fr/

 

- Ces arbres qui dérangent, Bernard Farinelli, Editions Terran, janvier 2023, 160 pages.

https://www.terran.fr/ces-arbres-qui-derangent.html

 

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Note 1 :

Comme l’on pouvait s’y attendre, le terme « ligérien » revient régulièrement dans le texte de l’étude, à commencer par son titre, repris en bas de chaque page. L’on voit mal, cependant, en quoi il y aurait moins de légitimité, bien au contraire, à réserver l’usage de ce terme spécifiquement à l’endroit des habitants du département de la Loire (leur nom officiellement reconnu), ou encore à le partager avec ceux de la Haute-Loire, de la région Centre-Val de Loire, et plus généralement de l’ensemble du bassin de la Loire, ce terme pouvant s’appliquer pareillement à tout ce qui concerne ces territoires. Au lieu de quoi, une région des PdL toujours en mal de reconnaissance s’évertue à s'arroger l'usage de ce terme dans le dessein quelque peu désespéré de faire accroire la réalité d’une identité proprement ligérienne de ses habitants (au sens où l’on parle des Bretons, des Normands, des Alsaciens ou des Provençaux)…

Note 2 :

Curieusement, un autre terme revient également très régulièrement dans le rapport, celui d’acculturation (ex : « l’acculturation de l’ensemble de la population »). A comprendre au sens où il est souhaitable et nécessaire de se pénétrer des bienfaits de l’arbre et de la haie et d’adopter, ou de se réapproprier, cette culture, ces pratiques, de les faire siennes. C’est oublier sans doute un peu vite que le terme d’acculturation s’applique classiquement et communément avant tout à la perte de culture et d’identité que subissent des individus ou des peuples (souvent premiers) sous l’influence d’une autre société devenue dominante dont ils adoptent les codes, usages, valeurs. Ce processus conduit ainsi un groupe humain ou une ethnie, après son entrée en contact avec une culture différente de la sienne, à  l'assimiler totalement ou en partie. Si les modalités et effets de l’acculturation ne sont pas systématiquement négatifs et à sens unique, l’usage, souvent connoté, de cette notion complexe dont la compréhension et l’acception ont certes évolué, ne paraît pas néanmoins, dans le cas présent, des plus indiqués et opportuns (pour en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Acculturation).

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