forêt 010.jpg

Les Amis de la Forêt du Gâvre

Bosquet 2015.JPG

Les Amis de la Forêt du Gâvre

Nous avons créé l’association des Amis de la Forêt du Gâvre suite à un certain nombre de constats effectués en forêt ces dernières années.

 

Notre objectif est d’agir, dans un esprit constructif, afin que les évolutions particulièrement négatives que nous observons et dénonçons prennent un tout autre cours, plus conforme aux attentes actuelles des populations et aux impératifs d’un changement climatique bien réel comme d’un appauvrissement majeur de la biodiversité lui aussi bien réel. Il est d’une impérieuse nécessité que l’on revienne à une gestion nettement plus équilibrée qui, seule, permettra de mieux prendre en compte les intérêts à long terme du massif forestier et de ses différents usagers, et tout particulièrement de ceux qui sont de très loin les plus nombreux : tous ces citoyens que nous sommes et qui, ensemble, forment le grand public. Que nous habitions les communes les plus proches du massif, la grande métropole nantaise, les autres communes de Loire-Atlantique ou que nous venions de plus loin encore, y compris de l'étranger, nous avons tous le souhait d'exercer des activités de loisir et de détente dans un cadre forestier de qualité, dans une vraie forêt où la Nature est respectée et sa biodiversité préservée dans toute sa richesse.

 

Nul besoin, en vérité, de fréquenter assidument la forêt du Gâvre, voire même de la connaître, pour s’y intéresser et vouloir la défendre : la forêt est l’affaire de tous, a fortiori s’agissant d’une forêt domaniale.

 

Nous ne sommes pas en lutte contre l’ONF en soi, mais contre ses dérives, contre ce que cet EPIC (Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial) est devenu et ce qu’il tend à devenir, glissant toujours plus ouvertement vers une privatisation de la forêt publique que dénoncent d’ailleurs nombre de ses agents, en particulier de terrain, qui reconnaissent de moins en moins leur métier et leurs missions. Ces personnels partagent à juste titre nos inquiétudes et nous partageons les leurs.

 

La Forêt du Gâvre n'est évidemment pas le seul massif à connaître une évolution « productiviste » de sa gestion. Il y a désormais suffisamment d’études, de rapports, d’articles, de livres, d’émissions, de vidéos, de films pour que tout le monde sache ce qui se passe et soit au courant de cette situation désastreuse. Une masse d’informations qui ne cesse de croître, pour une prise de conscience toujours plus large et éclairée, pour une volonté toujours plus déterminée de changer le cours des choses.  

 

L’on peut citer, à titre d’exemple, ce passage tiré de l’introduction du très éclairant livre de Gaspard d’Allens, Main basse sur nos forêts :

 

« Pendant mes reportages, ce que j'ai vu, ce sont des machines tout droit sorties de films de science-fiction qui arrachent les arbres en quelques secondes et les taillent au scalpel. Des scientifiques qui testent des arbres génétiquement modifiés. Tout un système industriel s'est greffé sur le secteur sans qu'on y prenne garde.

 

Et les forêts ont subi, avec quelques années de retard, les mêmes dérives que l'agriculture productiviste. Elles se sont métamorphosées en champs d'arbres que l'on moissonne comme du blé, en monoculture, avec un sol labouré, sous perfusion d'engrais et de produits phytosanitaires ».

 

Si bien des forêts françaises, y compris domaniales, subissent plus durement que la Forêt du Gâvre les effets désastreux du productivisme forestier (notamment dans l’Est), ce n’est pas une raison pour, ici, ne rien faire et attendre que les choses empirent encore.

L’AFG entend être une force de proposition soucieuse de l’intérêt général et, à ce titre, particulièrement vigilante en matière de gestion forestière et de biodiversité, au bénéfice de tous.

Sur le sentier des Chételons, "ex" sentier pédagogique.

octobre 2019

Parcours des chetelons 20 10 2019.JPG
Constat 5.JPG

Un abattage "violent" qui laisse sur place, non seulement de grosses branches, mais aussi les morceaux de tronc blessés.

Parcelle 85, octobre 2019

Les ornières se forment peu à peu dans les chemins artificiels tracés tous les 20 m par les engins de coupe et de transport qui interviennent non seulement dans les parcelles de pins, mais depuis 2 ans dans les parcelles de feuillus où les coupes d'éclaircies sont effectuées.

Parcelle 83, octobre 2019

Constat 2.JPG
Constat 3.JPG

Des allées bordées de hauts murs de bois cisaillé, en longueur de 4 m, en attente d'enlèvement, pour finir en bois de chauffage.

Allée de La Madeleine, octobre 2019

Les coupes rases sont destructrices de la biodiversité. Dans le Nord (forêt de Mormal) et l'Ile de France (Forêt de Senart et autres forêts franciliennes), l'ONF a cessé  les coupes rases. La futaie irrégulière ou jardinée est plus respectueuse de l'environnement.

Constat  1.JPG
Parcours_de_santé_2.jpg

Le parcours de santé, des agrès qui s'écroulent et un chemin envahi par les ronces.

15 novembre 2019

Parcours_santé_1.jpg
Forêt_arbres_sous_fougère.jpg

Des troncs sont abandonnés sur le terrain et disparaissent peu à peu sous la mousse, les ronces et les fougères.

Allée de Curun, 29 novembre 2019

Des machines surpuissantes simplifient le travail d'abattage, mais font subir à la faune et à la flore forestières des dommages collatéraux considérables.

Novembre 2019

Abbateuse.jpg