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Les Amis de la Forêt du Gâvre

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Membres CA et Bureau

Conseil d’Administration

Bernard Brunet

Patrick Chatelier

Philippe Genet

Bertrand Kerézéon

Anne Lavielle

Roselyne Leroux

Séverine Mathé

Marie-Josée Méheux

Jean-Louis Potin

Thierry Viollin

 

Bureau

Bertrand Kerézéon, coprésident

Anne Lavielle, secrétaire

Jean-Louis Potin, coprésident

Thierry Viollin, trésorier

AG du 28/02/26

Assemblée Générale Ordinaire du 28 février 2026

 

Rapport moral (extraits)

 

Rappelons, tout d’abord, que l’association « Les Amis de la Forêt du Gâvre a été créée en septembre 2019 pour dénoncer et lutter contre la forte pression de l’exploitation forestière qui s’exerçait alors sur notre forêt, votre forêt. En 2018 et 2019, ce sont plus de 28 000 m3 annuels qui ont été sortis de ce massif, en lieu et place des 20 000 m3 prévus au grand maximum dans le plan d’Aménagement forestier 2008-2027.

L’abattage des arbres bicentenaires sur les plus vieilles parcelles, en voie de disparition, nous a fait prendre conscience qu’il était temps de réagir pour préserver ce qui reste de notre patrimoine unique en Loire-Atlantique et pour qu’il demeure accessible au public.

(...)

Après deux ans d’inexistence, un Comité de massif a enfin été organisé le 8 décembre dernier, donnant lieu à davantage d’échanges et moins de monologues que par le passé, dans un climat plutôt moins tendu et avec des prises de parole moins descendantes.

 

La situation dans laquelle se trouvent les forêts domaniales et privées de France depuis quelques années change la donne.

Le réchauffement climatique a pour conséquence une dégradation de la santé de nos arbres.

Une enquête menée par le pôle santé du ministère de l’Agriculture a fait ressortir que le chêne en forêt du Gâvre dépérissait, car il lui faut subir trop d’humidité de l’automne au printemps et trop de sécheresse en été – des arbres qui se retrouvent désormais en stress hydrique (l’on parle en particulier du phénomène d’« embolie gazeuse »).

 

La forêt du Gâvre se retrouve désormais placée sous surveillance. Et l’exploitation doit donc être réalisée avec davantage de soin. Il s’agit notamment, autant que faire se peut, d’utiliser des tyroliennes pour extraire les grumes des parcelles, de retrouver et respecter les cloisonnements pour accéder aux arbres à abattre. Car la forte pression sur le sol finit par le minéraliser, le rendant imperméable et sans vie.

 

(...)

Un dialogue se construit avec les représentants de l’ONF. Espérons qu’il soit suivi d’effets significatifs.

 

Concluons en souhaitant également que nos politiques prennent enfin en compte l’extrême urgence qu’il y a à préserver nos ressources, que ce soit l’eau, l’air, les terres agricoles, la mer ou, bien sûr, les forêts, alors que l’ensemble de la biodiversité se trouve déjà en grande détresse et que, malheureusement, c’est bien à un grand détricotage des (toutes relatives) avancées environnementales auquel l’on assiste actuellement, en particulier à travers les funestes propositions de loi du député Duplomb.

 

Rapport d’Activité (extraits)

(...)

Il est important de mettre en avant notre engagement sans faille en faveur de la défense de la forêt du Gâvre. Ce combat serait vain et sans perspective réelle d’avancées de fond s’il était oublié que ce combat ne peut que s’inscrire dans le combat plus large pour la défense des forêts, des haies, du bocage et de l’arbre en général. C’est tout le sens de notre adhésion renouvelée à France Nature Environnement, forte de plus de 6300 associations environnementales et 900 000 membres. Nous avons assurément bien fait de devenir, fin juin 2023, un membre fondateur de la fédération départementale FNE Loire-Atlantique, FNE44, laquelle compte plus d’une vingtaine d’associations. Ceci nous permet notamment, d’une part, de faire valoir notre point de vue et nos propositions au fil des réunions, commissions, et rencontres qui s’enchaînent avec les administrations au fil de chaque exercice et, d’autre part, de bénéficier des compétences, des informations et des activités du Réseau Forêts de FNE, un réseau national dont notre association locale peut se réclamer. La prochaine AG de FNE44 se tiendra à Orvault le 25 avril.

Nos activités de l’exercice écoulé en quelques dates

 

Dans le flux continu des réunions du Bureau et du CA, des échanges de mails et des réunions avec les administrations, les collectivités ou les élus, des contributions aux enquêtes publiques, des participations à des actions revendicatives, des réponses aux sollicitations les plus diverses, retenons plus particulièrement les points saillants suivants, photos à l’appui.

(...)

1) Le 31 mars, l’ONF a procédé à une restitution de l’étude issue de la concertation conduite entre l’ONF, les acteurs de territoire et les associations, et qui visait à élaborer un Schéma d’accueil du public. Il s’agissait d’en présenter les grandes lignes retenues par le comité de pilotage de ce projet de l’ONF qu’accompagne la communauté de communes PBC. Rappelons que ce schéma est censé réduire ou éviter, dans la mesure du possible, les confits d’usage, instaurer pour ce faire un zonage qui inclura un cœur de forêt et permettra d’accueillir le grand public dans de meilleures conditions. Un schéma qui entérine le fait que la FD du Gâvre est une forêt très fréquentée et qu’il n’est plus possible de nier son caractère suburbain, à proximité de la grande métropole nantaise. Quand bien même toutes les conséquences de cet état de fait n’ont pas encore été tirées par l’ONF. Il doit bien s’agir pour nous d’un schéma d’accueil du public, et non d’exclusion du public. La vigilance s’impose. D’autant que nous ne disposons pas encore d’une version rédigée définitive de ce schéma.

(...)

6) Le 8 décembre, nous étions invités et bien présents au premier Comité de massif organisé par l’ONF depuis plus de deux ans. Le principe de cette instance à vocation consultative et non décisionnelle, est de permettre aux différentes parties – acteurs de territoire, représentants des collectivités, associations – de dialoguer avec l’ONF sur tous les sujets touchant à la gestion de cette forêt domaniale. Ou, si l’on préfère, à l’ONF de se prêter à un exercice pouvant vite se révéler assez délicat, où il s’agit de ne pas perdre la main sur les débats sans pour autant trop faire dans le discours descendant et autoritariste. L’on peut considérer que la nouvelle directrice régionale, Mme Marine Renaudin,  (...) a su éviter cet écueil. Il faut saluer la présence de Mme Chloé Girardot-Moitié qui, en sa qualité de vice-présidente du Conseil départemental, a permis la reconduction du Contrat Loire-Atlantique Nature finançant de bien utiles actions en faveur de la biodiversité et de l’accueil du public. De nombreuses collectivités invitées ne font souvent pas le déplacement ; quoi qu’il en soit, nous avons fait valoir les raisons pour lesquelles il nous apparaît nécessaire que la Métropole nantaise soit représentée à l’avenir. Si certains sujets n’ont pas vraiment pu être traités, à commencer par la chasse, une grande partie de la réunion a été absorbée par  un exposé aussi original qu’instructif, quoiqu’un peu long sans doute, d’un spécialiste national des problématiques forestières liées au changement climatique. Lequel nous a en quelque sorte dressé le bulletin de santé actuel du massif gâvrais, relativement inquiétant, quoi que sensiblement en deçà de ce qui se passe dans de nombreuses autres régions.

(...)

Nous ne saurions mieux conclure qu'en reprenant à notre compte les mots de conclusion d’une note remarquable, intitulée « Les ongulés sauvages n’y sont pour rien : pour une remise à plat des causes réelles du dépérissement des forêts »*, rédigée par un collectif encore en formation, en réaction au rapport de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable et du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux, un rapport qui a fait vivement réagir jusque dans les rangs des chasseurs, c’est dire !

Un rapport qui ne prône rien de moins qu’un « choc de régulation des ongulés sauvages », considéré comme la condition nécessaire pour un renouvellement forestier à un coût raisonnable et pour la préservation de la biodiversité.

 

La note en question s’achève ainsi.

« Les difficultés que connaissent les forêts françaises ne peuvent sérieusement être attribuées à une surpopulation d’ongulés. Cette explication masque les véritables causes : artificialisation croissante des milieux, choix sylvicoles inadaptés, fragmentation [des milieux], disparition des prédateurs et effondrement des processus naturels qui assurent normalement la résilience des écosystèmes. Partout où ces processus sont encore présents — des Abruzzes à Białowieża — les forêts résistent mieux au changement climatique et la régénération ne pose aucun problème, même en présence de densités élevées d’herbivores.

 

Le « choc de régulation » proposé par le rapport risque au contraire de pousser nos forêts vers une artificialisation toujours plus grande. Ce dont les écosystèmes ont besoin n’est pas d’un contrôle accru, mais d’un retour des dynamiques naturelles : sols vivants, bois mort, connectivité écologique, diversité génétique, présence de prédateurs et baisse de la pression humaine. Laisser plus d’espace et de liberté au vivant reste la voie la plus sûre pour restaurer des milieux forestiers résilients, capables de faire face aux changements en cours.

 

Cette réflexion invite enfin à prendre conscience du syndrome de la shifting baseline [ou décalage de la base référentielle] : chaque génération finit par considérer comme normal un état déjà appauvri, ce qui nous conduit à sous-estimer la gravité du déclin écologique actuel. Retrouver une vision lucide et ambitieuse des forêts suppose de reconnaître l’ampleur de ce recul et de reconstruire des écosystèmes véritablement vivants, capables de soutenir la vie humaine autant que non humaine. »

 

 

* Collectif pour un Equilibre Forestier Naturel (en cours de création)

Les ongulés sauvages n’y sont pour rien : pour une remise à plat des causes réelles du dépérissement des forêts

Analyse du rapport CGAAER n° 24100, IGEDD n° 015934-01 « État - Office national des forêts : évaluation du contrat 2021-2025 et perspectives pour  le contrat 2026-2030 »

AG du 01/03/25

Assemblée Générale Ordinaire du 1er mars 2025

 

Rapport moral (extraits)

 

Cinq ans déjà que nous agissons pour la sauvegarde de ce patrimoine unique en Loire-Atlantique. Si nous avons connu un risque important d’incendie durant l’été 2022, ce ne fut pas le cas en 2024 puisque, depuis octobre 2023, il n’a cessé de pleuvoir jusqu’à ce début d’année 2025. Un excès d’humidité qui a d’ailleurs lessivé le mycélium de nombreuses espèces de champignons, mais qui a été profitable à  d’autres.

 

Comme en 2023, une série de tempêtes a mis à mal certains chênes fragilisés par cet excès d’eau sur des sols détrempés, sans pour autant faire de gros dégâts.

Cela n’a pourtant pas empêché l’exploitation par tous les temps (...). L’utilisation d’engins lourds détruit l’écosystème forestier.

(...)

Nous attendons avec impatience un Schéma d’accueil du public en cours d’élaboration depuis 2023. Plusieurs réunions de concertation ont eu lieu. Mais cela fait maintenant deux ans que l’ONF n’a pas organisé de Comité de massif, une instance pourtant voulue par le Conseil départemental pour que l’ONF puisse communiquer et échanger avec les associations et acteurs de territoire sur ses activités de gestion (exploitation du bois, chasse, etc.).

Toujours est-il qu’aujourd’hui les sentiers pédagogiques n’ont pas été améliorés. Difficile de proposer des circuits devenus en grande partie inaccessibles (le sentier des Ferrières a même été abandonné, alors qu’il est plutôt facile d’accès et présente l’activité du bois de marine).

Pour qui ce Schéma d’accueil sera-t-il réellement bénéfique en réalité ? Nous craignons le pire pour le grand public. Vous serez, bien sûr, tenus informés du résultat. Gageons que l’ONF communiquera largement sur son schéma, et naturellement en bien. Mais, pour notre part, il nous faudra peut-être faire appel à vous tous pour une mobilisation forte sur le terrain.

 

(...)

En Loire-Atlantique même, sur la Basse-Loire, de gros projets existent, mobilisant des centaines de millions d’euros, tel que le projet Take Kair. 2024 a au moins vu l’abandon définitif, jusqu’à preuve du contraire, du projet Ecocombust 2, à Cordemais. Ce projet n’était pas viable. Mais il était surtout particulièrement dangereux à très court terme pour les forêts privées locales et même pour la forêt domaniale du Gâvre, située à seulement une vingtaine de kilomètres du site.

Soyons donc vigilants sur tous les projets de ce type qui peuvent être proposés dans notre département.

Encore ceci : 

Planter 1 milliard d’arbres en France métropolitaine d’ici 2032 et renouveler ainsi 10 % de la forêt française. Ce projet pharaonique annoncé en 2022 par Emmanuel Macron vise à disposer de forêts plus résilientes face au changement climatique. Connues pour leur rôle de puits de carbone, les forêts françaises sont, de fait, de plus en plus mal en point. Elles ont vu, par exemple, ces dix dernières années, leur capacité à stocker du carbone diminuer presque de moitié.

Un constat inquiétant qui invite certains à plébisciter des changements drastiques, tels que l’augmentation du volume de bois coupé chaque année, voire davantage recourir aux coupes rases, pour favoriser le remplacement massif d’espèces « condamnées » par des espèces plus résilientes via des plantations.

« Couper la forêt pour des arbres adaptés au changement climatique : la fausse bonne idée »

Remplacer progressivement les forêts françaises par des plantations d’espèces censées être plus résilientes face au changement climatique. L’idée fait du chemin. Mais ce remède ne risque-t-il pas d’être pire que le mal ? 

Que nous réserve 2025 ? Peut-être une lueur d’espoir :

Les forêts ont été rattachées pour la première fois au ministère de la transition écologique, dans le gouvernement Bayrou. Un doux rêve…

 

Plus que jamais, à notre échelle, nous devons défendre notre patrimoine et notre environnement (...).

Nous avons besoin de forces vives pour surveiller cet écosystème mis à mal par les modes d’exploitation et la surexploitation.

 

Et c’est avec optimisme et avec la volonté de ne pas vous décevoir que nous vous adressons par avance un grand merci pour votre engagement, au nom de l’ensemble des adhérentes et adhérents de notre association.

 

 

Rapport d’Activité (extraits)

(...)

Si nous devons nous soucier de l’environnement proche de la forêt du Gâvre – l’extension de l’élevage du Haut Luc, le projet éolien du Chêne, les nuisances du karting (...) –, notre cœur de cible demeure bien évidemment cette forêt domaniale. Et justement, s’il est un fait patent, c’est bien qu’aucune avancée significative n’est intervenue concernant la protection Natura 2000 du site. Or, comme dit le proverbe, qui n’avance pas, recule !

                                           

Nous avons fait remonter les points suivants à la DDTM dans le cadre de la Commission départementale des aires protégées (CDAP), dans le contexte du bilan du Triennal 2022-24, de l’actualisation des fiches aires protégées et de l’élaboration du Triennal 25-27, s’agissant pour ce qui nous concerne de la fiche relative à la Forêt du Gâvre. Sans quoi la DDTM aurait pris un peu trop pour argent comptant ce que lui dit l’ONF qui nourrit largement cette fiche.

 

a) La non-signature persistante de la charte par la commune du Gâvre (faisant valoir la perte de revenus qui s’en suivrait, l’ONF n’ayant plus alors à verser la TFNB, ceci étant un problème connu et identifié, tout particulièrement pour les petites communes forestières) se traduit par l’absence d’une entité de gouvernance. Tout indique que, somme toute, l’ONF comme la commune apparaissent « se satisfaire » de cette situation et que « la recherche des solutions » n’apparaît guère avoir progressé. En tout état de cause, nous avons également alerté sur cette question Mme Girardot-Moitié, Vice-présidente du Département, et Monsieur JC Raux en sa qualité de député de la 6e circonscription.

 

b)  « actions qui s’inscrivent dans l’objectif de conservation des habitats et des espèces », « reconnaissance de la gestion des ilots de vieillissement et/ou de sénescence au sein du massif forestier comme protection forte » : ces ilots couvrent actuellement moins de 1 % des 4 500 ha de cette FD ! Il semble être envisagé un passage à 7 (- 10) % de la superficie dans le prochain Aménagement forestier, ce qui serait évidemment un réel progrès, mais resterait encore bien modeste, d’autant que les ilots de vieillissement relèvent toujours de l’exploitation, la coupe étant simplement retardée. L’on voit donc que le « sacrifice » resterait plutôt modeste pour l’ONF.

 

L’ONF fait volontiers valoir qu’il laisse désormais (ou demande aux exploitants de laisser) du bois mort, des arbres « bio » et « habitat », qu’il effectue ou permet des opérations (valorisantes) de suivi et de protection des chiroptères, insectes et autres composantes de la biodiversité (actions généralement financées par le Contrat Loire-Atlantique Nature). Toutes choses qui ne menacent guère ses méthodes de gestion sylvicole, sa récolte de bois et donc les revenus qu’il en attend. Pas plus qu’elles ne menacent la chasse, une activité qui assure à l’ONF de confortables revenus et qu’il considère comme consubstantielle d’une bonne gestion de ses peuplements forestiers (tout particulièrement en régénération), non sans manier avec opportunisme idées reçues et pensée unique sur le sujet. L’on veut bien protéger les chauves-souris ou les batraciens, mais tout en menant une lutte à outrance contre les cervidés ; avec des objectifs de régulation (des plans de chasse) qui interpellent régulièrement jusqu’aux chasseurs eux-mêmes, ici comme ailleurs. 

 

c) Un comité de massif (sans pouvoir décisionnel, coprésidé en pratique par le directeur régional de l’ONF et le maire du Gâvre) est censé se réunir tous les ans (« réunissant tous les acteurs du territoire »  « traite tous les sujets de la FD »). Mais l’ONF ne l’a réuni ni en 2023 ni en 2024. Ce comité – utile dans son principe en tant que lieu d’échanges offrant l’occasion d’un tour d’horizon des différentes problématiques – a plutôt été organisé comme un exercice de communication et a pu apparaître surtout comme un moyen pour l’ONF de faire valoir sa « bonne gestion » (et de laisser les chasseurs mettre complaisamment en avant la leur). A quoi bon un tel exercice si l’on préfère éviter, autant que faire se peut, que soient mis sur la table les « sujets qui fâchent » et les questions de fond relatives aux méthodes de gestion du massif ? Pas un mot, en tout cas, dans les PowerPoint de présentation et les comptes-rendus 2021 et 2022 sur Natura 2000…

 

d) Le DOCOB : il n’y a pas de gestion d’un site Natura 2000 qui vaille sans un Document d’objectifs « à la hauteur ». Il est admis qu’il faut « mettre à jour le DOCOB  qui est trop ancien. » Son établissement est à considérer comme un préalable à l’Aménagement forestier. Or, ce travail n’ayant pas démarré, l’on voit mal désormais comment l’élaboration du Docob ne pourrait pas, en l’espèce, s’opérer, au moins pour une bonne part, autrement qu’en même temps que celle de l’Aménagement et donc dans un temps très contraint, un Docob réalisé « dans les règles de l’art » nécessitant normalement trois ans (ou deux ans, voire 18 mois a minima pour une révision ; mais ce Docob date de 2011), sauf à risquer de « bâcler » l’exercice.

 

e) Le Schéma d’accueil du public : sa finalisation était prévue pour fin 2024, mais l’on ne voit toujours rien venir. Sollicités de loin en loin lors de plusieurs temps de concertation, les participants sont laissés sans informations quant à l’avancement et au contenu du futur schéma, avec une seule certitude : celui-ci, rédigé par l’ONF, sera conforme à ce qu’il en attend. Avec un zonage qui, certes, devrait permettre d’atténuer/éviter les conflits d’usage, mais qui sera également à considérer (« développement raisonné ») comme un moyen de   canaliser   opportunément   le grand public aux quelques secteurs habituellement fréquentés,   hors   des « zones de quiétude » définies, une quiétude à relativiser puisqu’exploitation forestière et chasse pourront s’y poursuivre « sans frein ». Etant entendu que les moyens financiers ne viendront guère que d’acteurs publics (à commencer par la Comcom de Blain qui finance le schéma), plus que d’un ONF aux moyens toujours limités et qui semble surtout penser à fermer au public certaines routes forestières (Hubiais) dont il met en avant le coût d’entretien (ce qui serait parfaitement inacceptable)…

 

f) L’Aménagement forestier : s’agissant d’une FD (la seule du 44) et d’un site Natura 2000, il est attendu du prochain Aménagement qu’il assure une réelle prise en compte du (nouveau) DOCOB et du Schéma d’accueil et qu’en conséquence il constitue une nouvelle donne par rapport au(x) contrat(s) précédent(s) : en finir avec la primauté de l’exploitation forestière conventionnelle, introduire autrement que de manière symbolique la SMCC et la futaie irrégulière, accepter le caractère suburbain de cette FD, etc. Le public doit pouvoir bénéficier d’une « vraie » forêt.

La périodicité des Aménagements (20 ans, soit 2028-2047) apparaît plus que jamais bien longue au regard des effets délétères du changement climatique (même en opérant une révision, d’ampleur limitée, en cours de route, comme en 2017). Tandis que sont instaurés des ilots d’avenir avec le souci de savoir ce que l’on va bien pouvoir encore couper à l’horizon 2050 et au-delà, on n’en continue pas moins d’affaiblir la forêt et de nuire à son adaptabilité comme à ses qualités paysagères et écosystémiques en exploitant les gros bois, en pratiquant des coupes sévères dans les parcelles, en laissant trop d’espaces à découvert.

Bref, Il y a tout lieu de penser que cette FD continue(ra) d’être exploitée à un niveau incompatible notamment avec la baisse générale de croissance des arbres et de rétention du carbone sous l’effet du réchauffement climatique (en dépit des marges de progression du stockage pouvant encore exister dans certains cas, comme indiqué plus haut) – l’une des conséquences de cette chute marquée du puits de carbone étant qu’il faut en finir avec les espérances parfaitement excessives et déraisonnables qui ont pu être placées dans les « gisements en bois-énergie », aussi bien forestiers que bocagers.

 

------

 

Enfin, si l’ONF demeure naturellement un partenaire incontournable d’un dialogue environnemental de qualité concernant l’Aire protégée de la Forêt du Gâvre, force est de  constater que le fait que cet EPIC (un établissement public à caractère industriel et commercial) est tout à la fois gestionnaire de cette FD et rapporteur/pilote à la CDAP, qu’il exploite cette forêt (et en attend des revenus substantiels) et qu’il en assure la protection, ne peut que placer cet organisme, ici comme ailleurs, dans une situation que d’aucuns peuvent considérer comme évocatrice d’un conflit d’intérêts.

AG du 10/02/24

Assemblée Générale Ordinaire du 10 février 2024

L’AGO de l’exercice 2023 s’est tenue le 10 février 2024 au Gâvre, dans une salle du Puits comble, en présence de nombreux adhérents, mais également de représentants de la mairie de Plessé et de la mairie de Vay, ainsi que de Monsieur le Maire du Gâvre, Nicolas Oudaert, qui, à l’issue du rapport moral et du rapport d’activités, a pu apporter un certain nombre d’informations et exprimer son point de vue sur plusieurs dossiers abordés. Le coprésident de France Nature Environnement Loire-Atlantique, M. Jacques-Yves Raimbault, avait également fait le déplacement et a pu faire une présentation en règle de cette nouvelle fédération départementale de FNE dont notre association est membre fondateur. Les membres sortants du Conseil d’administration ont été reconduits dans leur fonction. Nos plus vifs remerciements à toutes et tous pour avoir ainsi témoignés votre intérêt pour les Amis de la Forêt du Gâvre et votre attachement à la défense de cette unique forêt domaniale de Loire-Atlantique.

 

Rapport moral (extraits)

 

Le changement climatique est là, et bien là, tout le monde peut le constater. L’exploitation forestière devra absolument en tenir compte dans le prochain plan d’aménagement qui entrera en vigueur en 2028. Nous comptons bien nous faire entendre afin que ce document officiel régissant pour vingt ans la gestion de la forêt du Gâvre (et sanctionné par un arrêté ministériel) soit à la hauteur de nos attentes et surtout des enjeux considérables en termes de climat, de rétention du carbone, de biodiversité et d’accueil du public.

(...)

De nombreux projets en Loire-Atlantique suscitent l’inquiétude et sont contestés, comme :

- la réouverture de la Carrière du Tahun, située au nord de la forêt, qui offre pourtant une importante ressource en eau, pour l’agriculture et en cas d’incendie durant les périodes estivales.

- ou la prolongation de l’activité de la Centrale de Cordemais à travers le projet Ecocombust 2 qui vise à faire des « black pellets » avec des déchets de bois de classe B peu ou pas utilisés jusqu’à présent  (« le bois de classe A » : déchets de bois d'emballage non traités et non peints [palettes, caisses, cagettes…] ; « le bois de classe B » : déchets de bois censément non dangereux, faiblement traités, peints ou vernis.  Ces déchets correspondent  aux bois d’ameublement [planches, contreplaqué,...] et aux bois de démolition).

 

Il ne faut pas se leurrer : vu les volumes envisagés, les déchets de bois des déchetteries et autres gisements ne seront pas suffisants, le périmètre prévu devra être fortement élargi et, de toute façon, les 23 petits kilomètres séparant Cordemais de notre massif en font une proie toute désignée, qui sera nécessairement très convoitée pour nourrir à tout prix la machine une fois celle-ci lancée (et gageons que l’ONF saura se montrer intéressé et conciliant) !

 

A titre d’exemple, le projet de reconversion de l’ancienne centrale à charbon de Gardanne (proche d’Aix-en-Provence) en centrale à biomasse a connu de multiples péripéties, n’a jamais tenu ses promesses et son bilan est à ce jour passablement calamiteux. En novembre 2023, de nouvelles études, devant s'intéresser aux impacts non seulement directs, mais aussi indirects, de la centrale, ont été exigées par la cour administrative d’appel de Marseille, faisant suite à une décision du Conseil d’Etat en ce sens, grâce à l’intervention de FNE PACA.

Et encore un nouveau projet vient de sortir dans les Pyrénées-Atlantiques : BIOJET, une usine de biocarburants qui vise à approvisionner le secteur aéronautique à partir de bois. Si l’on additionne les 400 000 tonnes de bois qui seraient nécessaires à l’approvisionnement de Biojet aux 200 000 tonnes de bois qui sont déjà prélevées chaque année dans le département, cela représente 4,2 % du volume total du bois des forêts du département, alors même que les forêts ne croissent que de 2,8 % par an. Si ce projet venait à voir le jour, et que la récolte devenait ainsi supérieure à l’accroissement des forêts, les forêts des Pyrénées-Atlantiques pourraient donc être amenées à disparaître peu à peu pour alimenter cette usine de biocarburants.

C’est pour ces multiples raisons que nous devons continuer à faire tout notre possible pour freiner et faire évoluer l’exploitation de notre forêt domaniale, pour protéger notre patrimoine, et l’ensemble de son écosystème forestier, afin qu’il cesse d’être transformé en usine à bois et soumis à une monoculture où l’on continue encore à remplacer les feuillus par des résineux.

Rapport d’Activité (extraits)

Gros plan sur deux dossiers majeurs

 

- Le schéma d’accueil du public : nous avons participé au processus d’élaboration du Schéma d’accueil du public que l’ONF entend mettre en place pour la forêt du Gâvre. Un comité de pilotage comprenant l’ONF, la Comcom du Pays de Blain et le département exploite les propositions des divers ateliers de concertation qui sont organisés et auxquels nous participons avec les diverses associations, usagers et autres acteurs de territoire. Vous pourrez vous reporter utilement à l’article récemment publié qui va vous être distribué pour en savoir plus. Nous avons participé à deux journées, en juin et en novembre. Les enjeux sont tels que nous sommes tentés de dire que l’ONF entend bien garder la maîtrise du processus et « ne pas se rater ». De sorte que, non seulement l’ONF prend tout son temps, mais nous sommes largement maintenu dans le noir quant à ce qui va concrètement en résulter. Trois points à retenir :

                - Le schéma d’accueil du public est devenu un exercice obligé pour l’ONF dans toutes les forêts domaniales sur lesquelles s’exerce une forte fréquentation du public (à commencer par les 50 forêts domaniales d’Ile-de-France), où, par conséquent, il est devenu difficile de poursuivre l’exploitation forestière « comme avant »  en raison des fortes réactions du public comme des multiples injonctions et missions auxquelles doit faire face l’ONF – c’est le concept de multifonctionnalité. Il lui faut privilégier l’accueil du public et la qualité paysagère de la forêt, mais aussi préserver la biodiversité et la qualité de l’écosystème forestier, sans trop renoncer à l’exploitation.

                - Ce schéma d’accueil revient à admettre, sans le dire, que la forêt du Gâvre est de facto une forêt suburbaine, à deux pas d’une grande ville, d’une grande métropole, d’un grand pôle métropolitain, dans un département de près de 1,5 million habitants. Et que, puisque l’accueil doit être privilégié comme l’exige la loi en pareil cas, il n’y a pas d’autre alternative que de passer, de préférence à marche forcée, à la futaie irrégulière ou futaie jardinée, à une exploitation à couvert continu, sans coupes rases. Et ceci d’autant plus que le changement climatique est plus prégnant que jamais et que la logique voudrait donc que tout soit fait pour préserver l’existant en lui donnant les meilleures chances de survie, comme l’explique si bien Peter Wohlleben dans son bestseller La vie secrète des arbres (désormais également paru dans une version BD). Mais non, l’on préfère couper encore et toujours les plus beaux arbres et laisser aux gens avides d’une vraie forêt de mornes espaces dénudés.

                - Le schéma d’accueil, c’est un zonage en trois zones, voire quatre en incluant l’entrée de forêt proprement dit : l’espace d’accueil, la zone de découverte, et le cœur de forêt. Si le résultat final ne change rien, si ce n’est à la marge, concernant la pression de chasse actuelle, parfaitement excessive, et les méthodes d’exploitation forestière, s’il revient essentiellement à imposer au grand public, aux habitants, visiteurs du dimanche et usagers autres que les chasseurs des contraintes plus ou moins insidieuses ne visant qu’à gérer les flux dans un sens qui arrange l’ONF, cette grosse opération devra être considérée comme une grande occasion manquée d’offrir à cette forêt domaniale et à ses usagers la nouvelle donne dont elle a tant besoin.

 

- L’affiliation à FNE : Le coprésident de FNE44 nous fait l’amitié de sa présence. Avant de lui laisser la parole quelques instants sur cette question, ces quelques précisions.

Nous avons été sollicités pour participer le 18  janvier 2023 à une première réunion à Chantenay visant à créer une fédération départementale sur le 44. Venus à plusieurs du bureau, nous avons tout de suite « embrayé », et, après une seconde réunion en mars à Rezé, le 28 juin dernier a vu la création effective de cette nouvelle fédération départementale de FNE, ainsi que l’élection d’un bureau provisoire auquel je me suis proposé au nom des AFG, à la fonction de coprésident. Ce bureau s’est réuni à la Turballe début juillet et le premier C.A., avec élection du bureau définitif, est intervenu le 10 octobre sur l’Île de Nantes, avec photo et article de presse, marquant ainsi le lancement officiel, public, de FNE44. Depuis juin, les réunions s’enchaînent, en visio ou en présentiel, à Angers, Nantes ou ailleurs. Il nous a fallu accomplir de nombreuses formalités et démarches et il nous faut encore trouver des financements et poursuivre les prises de contact avec nos interlocuteurs du dialogue environnemental. C’est ainsi qu’en décembre nous avons obtenu une longue audience avec le n° 2  de la préfecture, le secrétaire général du préfet, M. Otheguy. Et tout prochainement nous allons être reçus par la vice-présidente du Conseil départemental pour l’environnement, Mme Girardot-Moitié. Nous en serons, ce lundi qui vient, lors notre 3e C.A., à une grosse quinzaine d’associations (rejointe par Bretagne Vivante) représentant plus de 1700 adhérent(e)s, couvrant largement la Loire-Atlantique et l’éventail des préoccupations environnementales. Sans oublier une quinzaine d’adhérents individuels chevronnés, dont l’engagement citoyen et environnemental n’est plus à démontrer.

Comme vous pouvez le comprendre, en adhérant ainsi à cette nouvelle fédération en qualité de membre fondateur, nous visons bien à ce que les Amis de la Forêt du Gâvre puissent peser mieux et davantage, être mieux écoutés et entendus, afin que nous soyons plus efficaces encore dans la défense de cette forêt domaniale du Gâvre. C’est évidemment peu ou prou le même raisonnement que tiennent les 6000 associations, représentant plus de 900 000 adhérents, qui constituent FNE. Il va de soi que cet intérêt marche dans les deux sens, et que la fédération, à son échelon national comme à ses échelons régionaux, bénéficie également de cette base très importante et diversifiée. Et tout cela implique, bien sûr, des droits et des devoirs, notamment concernant l’usage du logo et la charte graphique.

Pour mémoire, FNE, c’est plus de 50 ans d’une existence commencée en 1968 avec la Fédération française des sociétés de protection de la nature (FFSPN), créée par 18 associations à l’initiative de la SNPN. Et c’est en 1990 que la FFSPN s’est fait appelé France Nature Environnement (comme la SEPNB a pris le surtitre de Bretagne Vivante).

FNE prend des positions et mène des actions importantes sur la forêt et il existe un Réseau Forêts national dont notre association devrait pouvoir bénéficier et dans lequel nous devrions trouver toute notre place.

(...)

Le présent rapport d’activité  est l’occasion de vous remercier une fois encore de votre engagement en faveur de la défense de cette forêt du Gâvre qui vous est chère et à laquelle vous êtes si attaché(e). Nous sommes certains que votre adhésion témoigne également de votre souci de défendre, de manière plus générale, les forêts, les boisements, le bocage et les haies, la qualité de votre cadre de vie et, tout simplement, la Nature et l’environnement.
Croyez bien que nous ne sommes pas décidés à relâcher nos efforts, au sein du bureau et du conseil d’administration, engagés que nous sommes dans un combat qui ne peut qu’être difficile et de longue haleine – dès lors que l’on doit faire face à l’ONF et à l’Etat – pour défendre cette unique forêt domaniale de Loire-Atlantique.

Il va de soi que plus nous serons nombreux, et plus nous aurons de poids pour défendre cette forêt et faire valoir l’intérêt général, cette notion si précieuse de « Bien commun ». C’est pourquoi il est si important d’adhérer, de réadhérer, de faire adhérer, et de faire connaître votre association.

AG du 21/01/23
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AGO et AGE du 21 janvier 2023

 

Les adhérents (présents ou représentés) de l’association des Amis de la  Forêt du Gâvre ont participé en nombre à l’Assemblée générale annuelle de l’exercice 2022 qui s’est tenue le 21 janvier 2023, de 10 h à 12 h 15, à la salle de la Forge de la mairie du Gâvre.

 

Nous empruntons les éléments ci-dessous au compte-rendu établi à cette occasion par Roselyne Leroux qui assure avec dévouement la fonction de secrétaire de l’association.

 

Une assemblée générale ordinaire s’est d’abord tenue, suivie d’une assemblée générale extraordinaire.

 

Jean-Louis Potin, coprésident, présente le Rapport moral pour la période écoulée depuis la précédente AGO du 2 octobre 2021, l’occasion d’évoquer notamment :

 

- Les trois ans d’existence de notre association créée dans le but de sauvegarder le patrimoine forestier local ;

- Changements et renforts dans le bureau après l’assemblée générale d’octobre 2021 ;

- Conséquences de la sécheresse de l’été 2022 et du risque accru d’incendies : évolution des réflexions et peut-être des méthodes de l‘ONF et des pouvoirs publics, réduction de la circulation sur les routes du massif en période de canicule, nettoyage des pare-feu au cours de l’automne ;

- Notre action vise à réduire les pratiques néfastes pour les milieux naturels forestiers et, au vu de l’ampleur de la crise climatique, il y a clairement urgence. Citons parmi les nombreux dossiers : bois-énergie, bilan carbone des exportations et importations, projet Ecocombust de la centrale de Cordemais, enrésinement pour réduire les délais d’exploitation, coupes rases ;

- L’avenir de la forêt du Gâvre est réellement en danger.

 

 

Bertrand Kerézéon, coprésident, présente le Rapport d’activité pour la période écoulée depuis la précédente AGO du 2 octobre 2021 :

 

1 – Contacts/Rencontres :

 Gros travail de sensibilisation et de communication visant un maximum d’instances :

- Mairies de proximité : Le Gâvre, Blain, Plessé, Guéméné-Penfao, Vay, La Chevallerais, Nozay, Nort-sur-Erdre, Bouvron + communauté de communes Pays de Blain Communauté ;

- Autres élus : candidats à la députation, député élu Jean-Claude Raux (+ contacts, lors des vœux 2023 du Maire du Gâvre et conseiller départemental Nicolas Oudaert, avec le sénateur Ronan Dantec et le président du CD 44 Michel Ménard) ;

- Office de tourisme Erdre Canal Forêt ;

- Autres associations environnementales (ex : ASEV – Association de sauvegarde de l’environnement de Vertou) ;

- Accueil des étudiants de l’Ecole supérieure du bois de Nantes (futurs ingénieurs forestiers).

 

Participations à divers groupes de travail/comités/manifestations, dont :

- Réunion sur le Schéma d’accueil du Public (projet ONF) en mairie du Gâvre avec maire et adjointe ; 

- Conférence (et tables rondes) organisée par le Conseil de développement du Pays de Blain à Bouvron sur la transition énergétique et sociétale ;

- Comité de massif organisé par l’ONF (11/22).

 

Presse et médias : nombreux contacts avec :

- Correspondant local Ouest-France

- Journalistes de la presse écrite

- Journalistes télévisuels et audiovisuels : TéléNantes, France 3, radio RFLO

Ces contacts ont donné lieu notamment à :

- 4 articles fin 2021

- 13 articles en 2022.

 

2 – Actions diverses :

- Soirée ciné-débat le 15/11/2021 au cinéma de Blain autour du film Poumon vert et tapis rouge, avec son réalisateur Luc Marescot et Alan Simon, auteur de la musique du film ;

- Soirée ciné-débat le 07/03/2022 à Orvault autour du film Il était une forêt, de Luc Jacquet, sur l’évolution d’une forêt tropicale primaire, une œuvre dans laquelle intervient abondamment Francis Hallé, en sa double qualité de spécialiste mondial des forêts primaires et de talentueux dessinateur – l’occasion d’échanges soutenus avec le directeur régional de l’ONF, Nicolas Jannault, et avec le public :

- Manifestation du 22/05/2022 au Rond-point de l’Etoile : notre première manifestation revendicative, contre tout ce qui ne va pas dans la gestion de la forêt du Gâvre et spécifiquement contre le déplacement du Parcours de santé tout proche, suivie d’un pique-nique et d’une sortie de terrain sur le secteur menacé des hautes futaies du Pilier ;

- Exposition photo à la chapelle de la Magdeleine, en lisière de forêt, pendant l’été (01/08 - 15/09) ;

- Ramassage des déchets le 28/11/2021 et le 27/11/2022, en partenariat avec la Maison de la Forêt : plus de 100 kg collectés à chaque fois.

 

3 – Dossiers relatifs à la gestion du massif par l’ONF et divers :

- Parcelle des Chêtelons ;

- Parcours de santé ;

- Risques d’incendie ;

- Eoliennes (rejet préfectoral) ;

-  Arboretum ;

- Comité de massif (schéma d’accueil du public, multifonctionnalité, futaies régulière/irrégulière, mares forestières, arboretum, arbres « bio », ilots d’avenir, chasse, chasse à courre, parc éolien – nous avons transmis un compte-rendu détaillé de ce comité aux partenaires membres de ce comité et à l’ensemble de nos adhérents).

 

4 – Perspectives pour l’exercice 2023 :

- Poursuite du suivi des dossiers déjà évoqués et du travail de sensibilisation et d’information, avec une vigilance toute particulière pour le projet ONF d’un Schéma d’accueil du public ;

- Poursuite du travail de sensibilisation et d’information : département, mairie de Nantes Métropole, communes, communautés de communes, Pays de Redon ;

- Projet FNE 44 en cours : regroupement en fédération départementale FNE des associations environnementales de Loire-Atlantique et affiliation à FNE PdL ;

- Projet journalisme/médias sur la forêt avec une classe de CM2 de l’école du Gâvre ;

- Communication par Internet et réseaux sociaux : enrichissement du site et du  compte Facebook, autres projets en développement.

 

Pour conclure :

L’approche générale qui sous-tend l’ensemble des activités menées par les AFG est de tout faire pour :

- que, vu sa fréquentation et sa position géographique à proximité de la métropole nantaise, cette forêt soit considérée en pratique comme une forêt suburbaine,

- qu’elle bénéficie en conséquence d’une gestion en futaie irrégulière plutôt qu’en futaie régulière,

- et que la priorité soit donnée à la biodiversité, au puits de carbone, à l’accueil du public et non plus à l’exploitation à tout crin de la ressource bois dans une forêt publique, la seule forêt domaniale du département.

 

 

Thierry VIOLLIN, trésorier, présente ensuite le Bilan financier, d’où il ressort que, en dépit de frais divers tels que ceux liés à notre manifestation du 21/05/22 et à notre exposition d’été à la Magdeleine (sono, banderoles, photos sous blister..), notre solde demeure largement positif et notre situation financière est parfaitement saine, de sorte qu’il nous est possible envisager avec sérénité nos projets d’équipement et d’activités pour l’exercice 2023.

 

 

Pour finir, Jean-Louis POTIN fait appel à volontaires pour élargir le Conseil d’administration au-delà des cinq membres actuels du Bureau. Quatre personnes répondent positivement :

Bernard BRUNET

Patrick CHATELIER

Anne LAVIELLE

Marie-Josée MEHEUX.

 

 

Le rapport moral, le rapport d’activité, le bilan financier et la proposition d’élargissement du CA aux nouveaux membres sont approuvés à main levée et à l’unanimité.  

 

 

L’Assemblée générale ordinaire est clôturée à 11h 30 et fait place à une Assemblée générale extraordinaire réunie afin, principalement, de discuter des modifications des statuts qui sont souhaitées (concernant notamment l’objet de l’association, l’adhésion par année civile et le conseil d’administration) et de se prononcer sur l’approbation de ces nouveaux statuts. Ceux-ci sont adoptés à main levée et à l’unanimité.

 

Le tarif de la cotisation est maintenu à 10 €.

Le montant du don permettant d’obtenir la qualité de membre donateur est fixé à 150 €.

 

L’ensemble des points devant être abordés ayant été discutés et l’ensemble des résolutions devant faire l’objet d’un vote ayant été approuvées (à l’unanimité), la séance est levée à 12 h 15 et est suivie du pot de l’amitié.

Sortie de terrain avec l’association ASEV

Notre manifestation du 22/05/22

Notre exposition photo de la Magdeleine

Ramassage des déchets en forêt

Sortie de terrain avec le maire

de Nort-sur-Erdre, président

de l’Office de tourisme Erdre

Canal Forêt

Notre exposition photo de la Magdeleine

Ramassage des déchets en forêt

Ramassage des déchets en forêt

Flyer AFG

Le FLYER des Amis de la Forêt du Gâvre

est en ligne et téléchargeable !

N’hésitez pas à le distribuer et à le diffuser

par tous les moyens à votre disposition

auprès du plus grand nombre !

Flyer

(recto verso)

Flyer - Recto 15x20cm vert clair.jpg
Flyer - Verso 15x20xm.jpg
Sentinelles

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Participez à nos actions et, à chacune de vos sorties en forêt, veillez sur cette forêt que vous aimez tant et voulez sauvegarder - ses arbres, sa flore, sa faune, des espèces les plus modestes aux plus grandes : si vous faites des observations intéressantes du point de vue de la biodiversité ou si vous observez en forêt des choses qui vous paraissent contraires au respect de la nature, à la préservation de la biodiversité ou à l'accueil du public dans des conditions satisfaisantes, envoyez-nous vos infos (si possible avec photos) par email à l’adresse : lesamisdelaforetdugavre44@gmail.com

 

  

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