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Les Amis de la Forêt du Gâvre

L’homme qui sauvait les arbres

 

L’on avait déjà eu L'Homme-chevreuil - Sept ans de vie sauvage  (Editions des Arènes, 2021, https://www.arenes.fr/livre/lhomme-chevreuil), dans lequel Geoffroy Delorme racontait son étonnante aventure au plus près des animaux dans une forêt de Normandie. Voici un autre parcours d’homme au plus près de la Nature et des arbres.

Un livre qui mérite d’être lu, sur et pour la défense des arbres !

C’est le livre qu’a écrit Thomas Brail (avec Florence Besson, aux Editions Arthaud) pour raconter la genèse et la nature de son engagement pour « sauver les arbres ».

 

Tout a commencé en mai 2019 à Mazamet, dans le Tarn, où Thomas Brail était jardinier municipal, lorsqu’un alignement de vieux platanes bicentenaires se trouva menacé par la construction d’un parking. Alors que deux arbres sont déjà abattus, le grimpeur-arboriste a tout juste le temps de s’accrocher à un troisième… « Depuis, il ne cesse de dénoncer la disparition de ces "chefs-d’œuvre de la nature" jusqu’à son opération spectaculaire face au ministère de l’Écologie en 2020 où il restera accroché dans un arbre pendant près d’un mois avant d’être reçu par Elisabeth Borne. »

 

Cet engagement de Thomas Brail l’a conduit à la création du GNSA, le Groupe National de Surveillance des Arbres, une association qui, grâce à son réseau d’antennes qui sont autant de lanceurs d’alerte, permet d’intervenir rapidement et efficacement, autant que faire se peut, sur l’ensemble du territoire lorsque des arbres remarquables se trouvent menacés, tout particulièrement dans un environnement urbain.

 

La parution de ce livre nous donne l’occasion de mentionner ici ces propos de Thomas Brail qui – au regard de ce qui s’est passé aux Chêtelons, en forêt du Gâvre – ont assurément pour nous une résonnance particulière, même s’il pensait à tous ces arbres qui, dans les villes, ont à subir des aménagements et des pratiques qui, souvent, n’hésitent pas à manier cyniquement l’argument sanitaire pour aboutir plus facilement à leurs fins – des pratiques qui, finalement, ne sont rien d’autre que de la maltraitance à l’égard du vivant et des arbres dont on dispose comme s’il s’agissait d’un simple mobilier urbain :

« Bien souvent on nous fait croire qu’ils [les arbres] sont malades, alors qu’ils ne le sont pas. Vous partez le matin, il y a des arbres, vous rentrez le soir, il n’y en a plus. On vous dit qu’ils étaient malades, on les a abattus, c’est trop facile. »

(émission C à dire du 28/04/22, France 5)

 

https://www.arthaud.fr/lhomme-qui-sauvait-les-arbres/9782080260857

 

https://gnsafrance.org/

 

 

Comment, justement, ne pas rappeler ici également, ce projet, particulièrement inacceptable, de réaménagement des abords de la Tour Eiffel par la Mairie de Paris, sans aucun respect des arbres anciens se trouvant là. Jusqu’à preuve du contraire, le dénouement est heureux et aucun arbre ne sera abattu, promis, juré ! Il aura fallu pour cela une tempête de protestations, la mobilisation de personnalités médiatiques et la réussite d’une pétition, dans le contexte post-Election présidentielle que l’on sait, pour que la majorité municipale parisienne se retrouve rapidement acculée à lâcher du lest, puis, le 2 mai 2022, à rendre les armes sur ce projet inconsidéré d’abattage.

 

https://www.ouest-france.fr/ile-de-france/paris-75000/trois-questions-autour-de-la-polemique-sur-le-projet-d-abattage-d-arbres-au-pied-de-la-tour-eiffel-c44bd824-cada-11ec-b8ac-24494cad7a04

 

https://www.nouvelobs.com/societe/20220502.OBS57940/apres-la-polemique-la-mairie-de-paris-s-engage-a-n-abattre-aucun-arbre-au-pied-de-la-tour-eiffel.html

 

L’action de Thomas Brail, en sa qualité de grimpeur-arboriste, nous permet enfin, également, de souligner ici la démarche originale – dans le domaine artistique, cette fois-ci – de l’artiste nantais Ronan Moinet qui vient de passer sept jours, coupé du monde, au sommet… d’un vieux chêne du parc du Grand-Blottereau, à Nantes.

 

https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2022-04-28/cet-artiste-passionne-de-nature-a-vecu-sept-jours-isole-en-haut-d-un-chene-a-nantes-il-raconte-b2bdb188-c4d3-4075-bb69-f3c556a2c874

 

 

 

Morvan, pour quelques douglas de plus

 

Un excellent documentaire de Franck Cuveillier (de 2021, tourné en 2020).

 

La forêt française vit une phase d'industrialisation sans précédent. Au coeur du Morvan, des défenseurs de la nature et de leur terroir sont également devenus de véritables professionnels du bois à force de s’ériger contre cet appauvrissement de la diversité de leur territoire et contre une extension des domaines industriels vécue comme une colonisation. Leur stratégie : acquérir le plus de parcelles possible pour freiner l'expansion adverse, et montrer qu'une autre sylviculture est possible.

 

Cinquante-quatre minutes bien remplies qui nous expliquent clairement, intelligemment et posément tout ce qu’il y a à comprendre du problème et des réponses qu’apportent ces passionnés de la forêt, sans négliger un très pertinent rappel historique depuis le tout début de l’exploitation de ce massif et, en contrepoint, le point de vue des forestiers de l’ONF et, plus original, le témoignage de deux représentants de la Caisse des Dépôts et Consignations, puisque c’est par elle, missionnée par l’Etat gaulliste, que les gros problèmes allaient commencer…

 

A voir ou revoir :

- sur le site de FR3 jusqu’au 18/04/22 après sa (re)diffusion du lundi 11/04.

https://www.france.tv/documentaires/environnement/2210583-morvan-pour-quelques-douglas-de-plus.html

- sur YouTube :

https://www.youtube.com/watch?v=ke_SmeQZ6ak

 
Le Chêne - Film 2022.jpeg

LE CHÊNE

 

Un film à voir absolument !

La merveilleuse histoire d’un chêne, racontée à travers la vie des animaux qui l’habitent.

 

De quoi redoubler (si besoin en était) notre volonté de sauver la forêt du Gâvre du désastre et notre détermination à en préserver les arbres les plus anciens !

 

La bande-annonce : https://www.youtube.com/watch?v=t0x92ZJqU7g

Quelques liens pour vous faire une idée de l’intérêt de cette œuvre :

 

https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/cinema/le-chene-un-fascinant-thriller-documentaire-autour-dun-arbre-22-02-2022-2U3NIE6CCZBF3JIZ74LGDPTKJY.php

 

https://www.geo.fr/environnement/le-chene-une-aventure-poetique-dans-lintimite-du-roi-des-arbres-et-de-ses-habitants-208447

 

et sur France Inter : pourquoi faut-il aller voir Le Chêne ?

https://www.franceinter.fr/cinema/cinema-pourquoi-faut-il-aller-voir-le-chene

L'écureuil du Chêne.jpeg
 

1965 – 1972 – 1995 – 2022… 

A QUAND LA FIN DE L’AVEUGLEMENT ?

 

 

Dans le chapitre La Forêt Usine à Bois de son livre La Forêt aux Abois, publié en 1995 (voir en page Accueil : Flashback Tronçais 1995) Jacky Boutonnet cite à plusieurs reprises le n° 100  d’août 1972 de la revue Bêtes & Nature. Comment, dès lors, ne pas vouloir aller au plus près de cet article, ce que nous avons donc fait (et ce, sans recherches longues et fastidieuses, tant il est vrai que notre intérêt pour ces préoccupations et notre engagement ne datent pas d’aujourd’hui…).

 

De même que la teneur, la pertinence et l’acuité des pages de l’ouvrage de Boutonnet ici rapportées méritent amplement que ce texte soit ainsi mis à la disposition du plus grand nombre, l’article mentionné mérite bien, lui aussi, d’être remis en lumière.

 

Ce qui permet cet affligeant constat : plus de 55 ans du même aveuglement, un aveuglement dont on peut, hélas, plus que jamais voir les terribles conséquences pour la biodiversité, pour les citoyens et les usagers de la forêt, pour le climat, pour les arbres… Des conséquences, hélas, prévisibles, et du reste bien prévues et dénoncées par les plus lucides – tels Jacky Boutonnet (auteur du livre), Pierre Pellerin (auteur de l’article), M. Jacquiot (cité dans cet article et qui fait figure de lanceur d’alerte visionnaire).

 

L’on peut mesurer, à la lecture de l’article de Pierre Pellerin – dont le contenu porte en bonne partie sur ce problème – combien en cet été 1972 l’on en était encore à un tout-voiture très pompidolien. De fait, il s’agissait alors précisément de mettre en place l’ensemble du dispositif routier et autoroutier (voir carte dans l’article) qui allait donner à la grande région parisienne le nouveau visage de la modernité, un visage largement dévoré et défiguré par la circulation automobile. De sorte que peu importait qu’il fallût, pour ce faire, largement amputer bien des bois et des forêts domaniales d’Ile de France. Le moteur à essence avait décidément tous les droits !

 

Cet article nous permet également de nous souvenir qu’au milieu des années soixante-dix, la première revue française grand public véritablement consacrée aux animaux et à la nature, La Vie des Bêtes et l’Ami des Bêtes  (premier n° : juin-juillet 1958) finit par fusionner avec une revue « concurrente » apparue au milieu des années soixante et qui avait fait son chemin, la bien nommée Bêtes et Nature  (la mention des deux titres perdura d’ailleurs un temps au fronton des couvertures). Mise en page, graphisme, style et tonalité des articles : voilà qu’un souffle nouveau et bienvenu apportait la bonne parole au nombre grandissant de celles et ceux qui, par delà l’amour des chiens et des chats, et après 1968, entendaient dorénavant s’informer sur les combats pressants du moment en faveur de la Nature et agir pour sauver ce qui pouvait encore l’être. L’environnement était bel et bien devenu un enjeu – et il avait même désormais son ministre (le gaulliste Robert Poujade, en charge de la Protection de la nature et de l’environnement de janvier 1971 à mars 1974, sous Pompidou) et allait bientôt avoir, en 1974, son premier candidat aux Présidentielles (le fameux René Dumont, avec son pull-over rouge et son verre d’eau, et avec comme directeur de campagne un certain… Brice Lalonde) !

 

Rappelons justement combien Pierre Pellerin (1920, Paris - 2001, Saint-Molf, en pays guérandais) [à ne pas confondre avec son homonyme qui s’illustra de manière si affligeante dans l’affaire du nuage de Tchernobyl…] fut une plume éloquente du combat pour la Nature, l’environnement et leur défense sans concession, à une époque – les années soixante et soixante-dix (et au-delà) – où ces préoccupations n’avaient point encore atteint le niveau d’acuité et d’urgence d’aujourd’hui et où, surtout, la plupart des consciences n’avaient pas encore fait le cheminement nécessaire pour percevoir toute la gravité de la situation et la nécessité des changements drastiques à opérer (d’autant qu’il n’y avait pas alors de rapports du GIEC pour les y aider !).

 

Journaliste à La Vie des Bêtes et à Bêtes et Nature, rédacteur en chef de cette revue, écrivain et acteur important de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (trésorier en 1966, directeur-fondateur de L’Oiseau Magazine), il fut aussi, en 1969, le fondateur de l’Association des Journalistes et Ecrivains pour la Protection de la Nature et de l’Environnement (l’A.J.E.P.N.E., désormais dénommée JNE, https://jne-asso.org/tout-sur-les-jne/a-propos/).

 

L’on se souviendra notamment de ses deux ouvrages Nature attention, poisons ! (1970) et Lettres ouvertes aux assassins de la nature (1972), qui reprenaient nombre de ses chroniques et articles de Bêtes et Nature dans lesquels il savait mettre toute l’efficacité convaincante d’un style aussi séduisant que pugnace au service d’intenses campagnes visant en particulier deux fléaux de l’époque : les pesticides organochlorés et les pièges à poteau. Les pesticides organochlorés, de type DDT et lindane, très persistants, empoisonnaient la faune (et tout le reste !), et singulièrement les rapaces diurnes et nocturnes qui furent d’autant plus poussés au bord du précipice que non seulement la viabilité de leurs pontes était gravement mise à mal, mais qu’ils devaient encore subir les ravages des épouvantables pièges à poteau (ayant pour habitude de se poser sur les poteaux et piquets des champs, le rapace se retrouvait soudain prisonnier du piège, les serres broyées, et finissait le corps pendant aux termes d’une cruelle agonie ; il fallut attendre 1984 pour gagner le combat de leur interdiction ; et tous les types de pièges à mâchoires ne sont strictement interdits que depuis 1995). La mémoire de Pierre Pellerin dont les lignes encouragèrent à l’action bien des amoureux et protecteurs de la Nature méritait bien que l’on restitue ici l’un de ses textes, justement axé sur la forêt et tiré de sa chronique récurrente d’alors dont l’intitulé est à la mesure de la générosité du propos : Ecrit pour que nature vive.

Pierre Pellerin, Ecrit pour que nature vive

in Bêtes & Nature  n° 100 Août 1972

Extraits

(voir PDF pour le texte intégral) 

 

 

Pour la forêt, rien ne va plus. Faites vos jeux, il y a du bois à dégager. Il faut que la baraque vive sur elle-même  depuis  cet an de grâce 1965 qui la vit devenir Office National des Forêts, appellation  que conteste,  pour sa part,  M. Jacquiot. Le titre d’Office Nuisible aux Forêts lui semble devoir mieux correspondre à la réalité des faits.

(…)

Qui est-il, cet illuminé ? Agent provocateur pour le plaisir, poète trahi, contemplatif  lésé… encore un ?  Non pas, M. Jacquiot-le-croquant possède des titres scientifiques des plus sérieux.

(…) 

Conservateur des Eaux et Forêts, il le demeure dans l’esprit, envers et contre tout. Et s’il est membre de l’Académie d’Agriculture de France, ce n’est pas pour y faire benoîtement des vœux pieux.

Il est professeur, il est docteur ès-sciences, il est ingénieur, M. Jacquiot, et il le rappelle uniquement afin que les gens de l’Office traité bien irrévérencieusement par ses soins ne soient pas tentés de le récuser pour inexpérience. Alors on est bien forcé de le subir. Et c’est douloureux de savoir qu’il fait circuler des pétitions contre la fâcheuse tendance actuelle à « multiplier des coupes rases suivies de plantations sur sol préalablement défoncé ». Ce non-conformisme de combat n’a pas fini de fustiger ce qu’il appelle des méthodes technocratiques et barbares. Comptez sur lui pour ne pas digérer les « coupes rases de grande surface, suivies de plantations, ceci étant aggravé par un défonçage préalable au bulldozer ».

… Après M. Jacquiot vous garantit bien que « la structure du sol édifiée par l’activité de la biocénose forestière est disloquée, l’humus détruit, la flore et la faune symbiotique anéanties ».

En face de cet assaut, quelle est la position de ceux qui ont quelque pouvoir de commandement dans l’Office National des Forêts ? En gros, ils ne nous cachent pas que leur établissement à caractère industriel et commercial doit être géré selon des critères de rentabilité. Il leur faut vendre beaucoup de bois pour assurer leur financement, puis prévoir des rentrées appréciables à moyen et à long terme en choisissant de produire les marchandises les mieux cotées, c’est-à-dire les essences les plus rémunératrices, chaque fois que le permettent les enseignements tout nouveaux des cartes de vocation des sols. Et c’est là que rebondit la polémique, car les conclusions des dites cartes semblent trop souvent de bien complaisantes découvertes en faveur d’une extension progressive des résineux aux dépens des feuillus. Entre les deux, sur un terrain polyvalent, pas d’hésitation à avoir, donc !

(…)

« Actuellement, on signale, dans toutes les régions de France, des plantations sur coupe rase, d’essences résineuses dans des parcelles où existaient de beaux peuplements de chêne ou de hêtre. Les gestionnaires de l’O.N.F. tentent de justifier cette politique par l’argument que la production de bois résineux est plus avantageuse que celle des bois d’essences feuillues et correspond mieux aux besoins de la papeterie. Cet argument était en partie valable en 1965, année du démantèlement de l’Administration des Eaux et Forêt (...) La situation a beaucoup  évolué  au cours des dernières années (…) ».

Conclusion sans ambages de l’impitoyable M. Jacquiot : « La gestion de l’Office National des Forêts est donc fondée sur une situation industrielle déjà périmée et tend à façonner des forêts qui, en l’an 2000, seront capables de satisfaire à des besoins qui étaient ceux de l’industrie en ­1965 ».

(…)

En tout ça, il est certain que les initiatives prises par cet organisme très officiel sont de plus en plus mal comprises et mal jugées, en dépit des tentatives qu’il fait pour se justifier. De tous côtés, des témoins de ses performances poussent des clameurs et crient au scandale.

(…)

La forêt s’en va, par endroits, en d’immenses pans, comme on déménage. Et même si des motifs d’entretien et de renouvellement sont avancés, le système de la coupe brutale sur de vastes dimensions reste considéré comme une folie inqualifiable.   

(…)

« Sur les reliefs, la destruction de l’état forestier entraînera  le déchaînement de l’érosion. Par ailleurs, les plantations nouvelles, trop souvent formées d’une seule essence, se traduiront, dans l’hypothèse favorable de leur réussite, par la création de peuplements beaucoup plus vulnérable aux attaques des ravageurs ».

(…)

Hautes futaies de hêtres en pleine prospérité, chênes magnifiques, arbres moyens, taillis, tout ce qui est vendable y passe. Les stères de bois s’accumulent le long des routes, avant leur enlèvement, souvent pour l’étranger, par centaines de milliers de mètres cubes chaque année.

(…)

On enrésine à qui mieux mieux en dépit des assurances selon lesquelles « L’Office National des Forêts veille à maintenir et, chaque fois que cela est possible, à renforcer la vocation de la forêt française en essences feuillues ». Belles paroles qui se sont justement envolées comme des feuilles mortes. Et pour corser ce bel ouvrage, la pénétration routière à grande circulation et à bonne vitesse va être facilitée dans les secteurs qui n’ont pas encore été étrillés. Enfin, pour tout dire, il faut que la notion de rentabilité triomphe partout : un chien qui rapporte, une forêt qui rapporte, un marais qui rapporte ; le malheur est que les calculateurs se trompent du tout au tout dans leur évaluation puisque la forêt-usine-à-oxygène, la forêt-amortisseuse-de-bruits, la forêt-limitatrice-de-nuisances n’est absolument pas comptabilisée. Mais cela viendra néanmoins du temps, beaucoup de temps pour faire oublier les faux pas de la machine à autofinancer le budget de l’Office National des Forêts.

 
 

Quand certains éléments de la filière bois cherchent à instrumentaliser Twitter pour essayer  de faire taire les empêcheurs de tourner en rond :

Twitter bâillonne Canopée à la demande d’un responsable de la filière bois

(28/01/22)

https://www.canopee-asso.org/twitter-baillonne-canopee-a-la-demande-dun-responsable-de-la-filiere-bois/

 
 

A voir ou revoir sans modération : le premier sujet du magazine Envoyé Spécial du jeudi 27 janvier 2022, un reportage de Marine Haag de 32 mn qui démontre très bien pourquoi la filière bois française a la gueule de bois.

Visible en mode replay (avec un compte gratuit) sur le site de France Télévisions (https://www.france.tv/france-2/envoye-special/3034789-harcelement-scolaire-la-faute-aux-adultes.html) jusqu’au 26/02/22.

 

« Vous l’avez peut-être remarqué si vous faites des travaux chez vous, comme la pose d’un parquet ou d’une charpente : les prix flambent et les délais s’allongent. Car depuis quelques mois, la matière première, le chêne, vient à manquer. Envoyé spécial a enquêté sur les raisons de cette pénurie. Roi de nos forêts, le chêne est aujourd’hui exporté massivement. En 2021, presque 30% du volume français est parti en dehors de nos frontières. Du bois brut, mis en conteneur, sans aucune transformation. La Chine en importe à elle seule 20%, et elle paye à bon prix pour fournir notamment ses citoyens les plus aisés en parquet français. Dans nos forêts publiques, un label existe pour empêcher ces exportations, mais nous avons découvert qu’il peut être aisément contourné ! Plus étonnant  encore : ce chêne français transformé en Asie est parfois ré-importé pour être vendu dans nos magasins français de parquet ! »

 

Un Podcast de L’OBS à écouter (25 mn) :

https://www.nouvelobs.com/nos-podcasts/20211203.OBS51761/le-chene-faux-timide-et-vrai-bavard-un-podcast-de-notre-serie-nous-les-vivants.html

 

Le chêne, faux timide et vrai bavard : un podcast de notre série « Nous, les vivants »

 

Par Arnaud Gonzague · Publié le 3 décembre 2021 à 12h02

 

On pense que l’arbre majestueux des forêts européennes joue les taiseux… Faux et archifaux ! Pour croître et survivre, le chêne a, au contraire, besoin de communiquer tous azimuts, par les airs ou via les sous-sols. Comment cela se passe-t-il ? Les réponses du naturaliste Laurent Tillon.

Forêt du Gâvre : une forêt désenchantée

Vidéo réalisée par Arnaud Boisteau (6 mn)
à voir ou revoir en cliquant sur le lien ci-dessous :
https://www.youtube.com/watch?v=IgViM5SzPOc

 

Le temps des arbres

Un film documentaire réalisé par Marie-France Barrier (France 5 - Le Monde En Face du 25/03/2020 - 1 h 08)
à voir ou revoir en cliquant sur le lien ci-dessous :
https://www.youtube.com/watch?v=uKZ5wVXRPJ0

 

Article de référence

 

Le Monde diplomatique, dans son édition d’octobre 2016 et sous la plume de Guillaume Piron, avait procédé à une véritable Autopsie de la filière bois

Braderie forestière au pays de Colbert

 

Article de référence

 

Un article de Michel Bessières publié le lundi 23 Août 1999 sur Marianne2.fr

(à retrouver sur https://www.inforet.org/)

 

Halte aux forêts qui n'ont qu'un arbre !

 

Après la manifestation du 25/11/21 (voir également lien article de Reporterre en page Infos), Le Monde revient sur le malaise profond des personnels de l'ONF.

Lire l'article de Rémi Barroux  « A l’Office national des forêts, le grand malaise des personnels » publié par Le Monde dans son édition du 01/12/2021 :

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/12/01/a-l-office-national-des-forets-le-grand-malaise-des-personnels_6104224_3244.html

(article complet avec photos en vous abonnant)

Texte complet :

 

Lire l'article « Notre forêt est devenue une usine à bois » réagit l’association des Amis de la forêt du Gâvre publié par Presse-Océan le 05/12/2021 :

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/notre-foret-est-devenue-une-usine-a-bois-reagit-l-association-des-amis-de-la-foret-du-gavre-4a15caf4-5395-11ec-b53a-77eefdd898ae

 
Cliché OF - Les futurs ingénieurs du bois découvrent la forêt 14-01-22.jpg

Cliché OF

Les AFG dans la presse régionale : 2022

Le Gâvre. Les futurs ingénieurs du bois découvrent la forêt – OF 14/01/22

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-gavre-44130/les-futurs-ingenieurs-du-bois-decouvrent-la-foret-08905f4a-566b-471e-8844-5855389721d9

Vay – La municipalité adhère aux Amis de la forêt du Gâvre – OF 25/01/22

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/vay-44170/la-municipalite-adhere-aux-amis-de-la-foret-du-gavre-c080bd80-3eaa-4d3b-8ecb-3ea71c2c1d28

Une vraie forêt publique pour tous ! – Bulletin municipal semestriel de la commune du Gâvre n° 10 p.15 – 01/22

https://api.neopse.com/rest/site/files/download/808725

Recrudescence de dépôts sauvages en forêt du Gâvre – OF – 14/03/22

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-gavre-44130/recrudescence-de-depots-sauvages-en-foret-du-gavre-5eb43eff-abf2-4851-87b7-1a993206e180

 

Les AFG dans la presse régionale : 2019-20

 

 

« Notre forêt est devenue une usine à bois » réagit l’association des Amis de la forêt du Gâvre – Presse-Océan 05/12/21

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/notre-foret-est-devenue-une-usine-a-bois-reagit-l-association-des-amis-de-la-foret-du-gavre-4a15caf4-5395-11ec-b53a-77eefdd898ae

 

Le Gâvre. Que de déchets en forêt, au rond-point de la Belle-Etoile – OF 30/11/21

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-gavre-44130/que-de-dechets-en-foret-au-rond-point-de-la-belle-etoile-0b098121-91c8-412a-8d2c-6e46c9eb8591

 

L’association des amis de la forêt du Gâvre se structure – OF 25/10/21

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-gavre-44130/lassociation-des-amis-de-la-foret-du-gavre-se-structure-939de07e-9cf2-4f93-981e-74b4ef120f60

 

Une assemblée d’urgence pour les Amis de la forêt – OF 01/10/21

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-gavre-44130/une-assemblee-durgence-pour-les-amis-de-la-foret-89b82d34-75bb-4fc3-8b4e-dc637e721102

 

Le Gâvre. La gestion de la forêt du Gâvre préoccupe – OF 18/08/21

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-gavre-44130/la-gestion-de-la-foret-du-gavre-preoccupe-9b35dbca-0c49-44e7-a7fa-0e16ea8b4b63

 

Confinement : ouvrir les forêts domaniales – Presse-Océan  30/11/20

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-gavre-44130/confinement-ouvrir-les-forets-domaniales-093d64d2-d9c2-4b6f-bcc5-5afa27d59f80

Le Gâvre. Confinement : ils plaident pour un accès à la forêt – OF 23/11/20

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-gavre-44130/le-gavre-confinement-ils-plaident-pour-un-acces-a-la-foret-7060012

 

Les arbres tombés sont le calvaire des marcheurs – OF 26/09/20

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-gavre-44130/a-la-foret-du-gavre-les-arbres-tombes-sont-le-calvaire-des-marcheurs-6989375

 

Les arbres barrent de nombreux sentiers et allées – OF 30/07/20

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-gavre-44130/le-gavre-les-arbres-barrent-de-nombreux-sentiers-et-allees-6922874

 

La forêt du Gâvre interdite définitivement ? – OF 26-04-20

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-la-foret-du-gavre-interdite-definitivement-6818111

Les Amis de la forêt sortent du bois – OF 13/12/19

https://nantes.maville.com/actu/actudet_-le-gavre.-les-amis-de-la-foret-sortent-du-bois_8-3939000_actu.Htm

Loire-Atlantique. Vent de contestation contre la gestion de la forêt du Gâvre – OF 22/10/19

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/loire-atlantique-vent-de-contestation-contre-la-gestion-de-la-foret-du-gavre-6577401

Loire-Atlantique : une association de riverains se crée pour défendre la forêt du Gâvre – L’Eclaireur de Châteaubriant 29/10/19

https://actu.fr/pays-de-la-loire/le-gavre_44062/loire-atlantique-une-association-riverains-se-cree-defendre-foret-gavre_28992530.html

 

Ils contestent la gestion de la forêt du Gâvre – OF  29-10-19 (Edition papier)

 

Forêt du Gâvre : une cinquantaine de riverains interpellent l'ONF sur sa gestion du massif  - L’Eclaireur de Châteaubriant 22-10-19

https://actu.fr/pays-de-la-loire/le-gavre_44062/videos-foret-gavre-une-cinquantaine-riverains-interpellent-lonf-sur-gestion-massif_28808662.html

 

Témoignage. « Dans la forêt du Gâvre, c’est un cimetières d’arbres » - OF 05/10/19

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-gavre-44130/temoignage-dans-la-foret-du-gavre-c-est-un-cimetiere-d-arbres-6551947

 

Les Amis de la forêt du Gâvre défendent le site – OF 05/10/19 (Edition papier)

 

Les Amis de la forêt du Gâvre défendent le massif forestier– OF 04/10/19

https://larochesuryon.maville.com/actu/actudet_-les-amis-de-la-foret-du-gavre-defendent-le-massif-forestier_54135-3861194_actu.Htm

 

Loire-Atlantique : des riverains inquiets du devenir de la forêt domaniale du Gâvre – L’Eclaireur de Châteaubriant 02/07/19

https://actu.fr/pays-de-la-loire/le-gavre_44062/loire-atlantique-riverains-inquiets-devenir-foret-domaniale-gavre_25610978.html

 

Les riverains inquiets du devenir de « leur » forêt – L’Eclaireur de Châteaubriant 28-06-19

Vers la disparition de l’Office national des forêts ? – L’Eclaireur de Châteaubriant 28-06-19

A la une : Forêt à vendre ? Au Gâvre : les riverains et les élus inquiets  – L’Eclaireur de Châteaubriant 28-06-19 (Edition papier)

 

Une association pour la défense de la forêt du Gâvre est née – OF 27-04-12 (Edition papier) [La défense de la forêt du Gâvre dès 2012 par l'association qui précéda les AFG]