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Les Amis de la Forêt du Gâvre

Des hêtres énormes jettent une ombre profonde dans l’intérieur des massifs…

 

Imaginez-vous des milliers de troncs dont nulle branche n’interrompt la continuité, et surmontés seulement d’un léger chapiteau de feuillage. Jamais monument n’offrit une colonnade plus majestueuse. Le jour y vient d’en haut, comme dans les cirques et les temples des anciens. A l’horizon, tout est borné de troncs couverts de mousse.

 

On arrive à des chênes immenses. La hauteur de ces arbres vous frappe. Tous en ligne droite comme des mâts de navire, leur feuillage étendu jette une ombre profonde à leurs pieds.

 

C’est à la vue d’une grande forêt que l’on doit recommander plus que jamais les soins les plus minutieux, l’économie la plus sage. Celle du Gâvre, qui appartient au Gouvernement, est la seule debout, de tant d’autres dont elle était entourée il y a quelques siècles. Le besoin et l’avidité ont tout détruit dans nos contrées.

 

Edouard Richer, La Forêt du Gâvre, 1824

Décret Forêts de protection

Cadeau de fin d’année :

de petits arrangements sur le dos des forêts de protection

 

 

Faire passer un texte in extremis, alors que le bon peuple regarde ailleurs, au moment des grands départs estivaux ou, comme ici, en profitant de la trêve des confiseurs, n’est jamais très glorieux, mais très révélateur d’un mauvais coup en train de se faire.

 

Voici donc une nième manifestation de cette tendance lourde du double discours.

Plus l’on dit que l’on s’occupe de la biodiversité, de la préservation des forêts, de l’adaptation au changement climatique, etc., et plus l’on voit surtout à l’œuvre des mesures et des dispositifs qui font la part belle aux intérêts des lobbies.

 

A vouloir tripatouiller ainsi ce malheureux un pour cent des forêts françaises (!) – sous couvert, bien sûr, d’offrir toutes les garanties de droit et de procédure de nature à permettre d’en assurer peu ou prou la pérennité –, l’on se demande bien de quelle grosseur vont être les « anguilles sous roche » que l’on nous prépare. Et comme par hasard, c’est une fois de plus le ministre de l’Agriculture qui a la main et qui va tirer les ficelles.

 

Pour publier ainsi un décret un 31 décembre, il faut vraiment que certains soient sacrément intéressés par ces forêts de protection ! Gageons que les industries forestières et les industries extractrices ne sont pas étrangères à ces basses manoeuvres.

 

L’on nous dira une fois de plus que tout est fait dans les règles et dans l’intérêt supérieur de la nation. Mais, face à tant de coupables inconséquences, il nous faudra une fois de plus aller batailler dans les tribunaux et sur le terrain…

 

Comme le résume fort bien Reporterre :

https://reporterre.net/Le-gouvernement-fragilise-le-regime-des-forets-protegees

« En pleine trêve des confiseurs, le 31 décembre, le gouvernement a publié un décret qui permet de déclasser plus facilement les forêts protégées. Il modifie le régime applicable aux forêts dites de protection et permet au ministre de l’Agriculture de supprimer ce statut sans passer par un décret en Conseil d’État. Les forêts protégées déclassées pourront ainsi être soumises à des travaux que leur statut interdisait auparavant. Le nouveau texte allonge aussi la liste des types de travaux permis sur ces forêts, ainsi que l’étendue de ceux qui requièrent l’autorisation du préfet.

« Exploiter toujours plus nos forêts »

Dans un avis en mai dernier, le Conseil national de la biodiversité avait déjà exprimé « sa vive inquiétude » sur ce projet de décret. « Ce projet affaiblit fondamentalement le rôle important pour la biodiversité que joue ce statut de Forêt de protection depuis sa création en 1922, et ce à un moment où l’effondrement de la biodiversité est scientifiquement constaté », affirmaient les membres du Conseil. Il jugeait aussi le texte « contradictoire avec le principe de non-régression », inscrit dans le Code de l’environnement.

Dans une note, le parti Les Écologistes dénonçait également la volonté du gouvernement « d’exploiter toujours plus nos forêts ». Ces forêts de protection représentent 168 000 hectares soit 1 % de la forêt métropolitaine. »

 

L’analyse du juriste (Maître Guillaume Cornu) :

https://actualites.huglo-lepage.com/le-statut-de-foret-de-protection-largement-fragilise-par-un-nouveau-decret-n2023-1402-du-29-decembre-2023/

Me Cornu de conclure :

« A l’heure de l’objectif « ZAN », de la lutte contre le réchauffement climatique, de la sauvegarde de la biodiversité, on ne peut que déplorer les risques d’artificialisation que ces dispositions font courir sur nos espaces forestiers.

Certes ces opérations sont encadrées et nécessitent l’obtention d’une autorisation, mais la disparition de l’interdiction de principe est contestable au regard de la pression que subissent d’ores et déjà nos forêts aujourd’hui. »

 

Le décret :

Décret n° 2023-1402 du 29 décembre 2023 relatif à la modification du classement comme forêt de protection et au régime spécial prévu à l'article L. 141-4 du code forestier

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000048736230

IN MEMORIAM

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EOLE

Orgueil de la forêt de Mormal (Nord)

Vénérable cerf de 16 ans d’âge

 

Figure emblématique de cette forêt domaniale,

Eole avait censément gagné le droit de mourir de sa belle mort.

Il a néanmoins succombé sous le tir imbécile d’un chasseur le 13 décembre 2023.

L’émoi est immense,

les « excuses », aussi affligeantes que convenues.

 

Naguère cerf le plus fort de la forêt de Mormal, Eole en était devenu le plus vieux, et même ravalant : au fil des ans, sa belle ramure n’avait cessé de se réduire, au point que ses bois pouvaient à l’occasion être pris pour ceux d’un daguet (jeune cerf).  

 

Comme souvent, personne ne veut assumer la faute, ni perdre la face. Chasseurs et ONF étaient d’accord sur le principe de ne pas le tirer. Les consignes pour l’épargner avaient bien été rappelées aux sociétés de chasse, mais manifestement transmises et appliquées avec si peu de conviction et de rigueur que, malgré tous les efforts méritoires et exemplaires des associations Mormal Patrimoine et Mormal Forêt Agir, l’irréparable est arrivé.

Le président de la société de chasse incriminée, également maire, n’hésite pas à assurer « ne pas avoir été informé de cette interdiction » ! Quant à la com’ de l’ONF, elle nous sert sans sourciller un beau petit couplet de langue de bois. Comme le rapporte France 3 Haut-de-France : “Ce qui est sûr c'est qu'il était très vieux. On sait qu’il commençait même à avoir des difficultés pour se nourrir” analyse Elise Michaud, responsable de la communication de l’ONF pour les Hauts-de-France. “Ailleurs, avec cet âge avancé, il aurait été attaqué par des loups ou d'autres cerfs et n'aurait pas survécu si longtemps" rationalise la spécialiste. “Sa disparition est dans l’ordre des choses, on aurait aimé le voir un an de plus, mais c'est ainsi. Nous étions d'accord pour qu'il soit épargné et nous avions diffusé des messages auprès des chasseurs. Mais il n’y a aucun scandale, le chasseur qui a tiré n'a rien fait d'illégal.Autant dire même que celui-ci lui a rendu un fier service !

Ah ben alors, puisque ce n’était pas illégal… Allez, circulez, il n‘y a rien à voir. Juste une mâchoire de plus à découper dans un cadavre pour nourrir ces statistiques de chasse qu’affectionne tant l’ONF (qui, cette saison, réclame la tête de pas moins de 48 biches, 52 faons et 60 cerfs pour ce seul massif)...

 

Photo : © Olivier Tailleux, association Objectif Mormal

In memoriam Eole

 

 

BRAME DU CERF ET DOUBLE DISCOURS

A propos du communiqué de presse ONF de septembre 2023

« Période de brame : respect et quiétude sont de rigueur en forêt ! »

Difficile, à première vue, de ne pas se féliciter de voir l’Office national des forêts « se fendre » d’un communiqué pour rappeler les bons comportements à adopter à tous les usagers de la forêt et principalement au grand public, à ces « nombreux curieux et passionnés [qui] se pressent en forêt » lorsque revient avec l’automne le temps du brame.

Pour en savoir plus...

Cerf élaphe  irrévérencieux - 3.jpg
Forêt à 360°

DECOUVREZ

(de préférence en plein écran)

(La Loire-Atlantique vue du ciel - un site du CD 44)

la forêt du Gâvre

en vision panoramique à 360°

 

Météo des forêts

Le Monde se mobilise pour la planète avec son PROJET  ADAPTATION

De nombreux articles de fond remarquablement présentés et mis en page…

Et un premier volet consacré à la FORÊT

 

https://www.lemonde.fr/planete/visuel/2023/06/11/tout-savoir-sur-le-projet-adaptation-lance-par-le-monde_6177170_3244.html

 

https://www.lemonde.fr/planete/visuel/2023/06/11/la-foret-francaise-sous-le-feu-du-rechauffement_6177166_3244.html

Le Monde - Projet Adaptation

Le Monde se mobilise pour la planète avec son PROJET  ADAPTATION

De nombreux articles de fond remarquablement présentés et mis en page…

Et un premier volet consacré à la FORÊT

 

https://www.lemonde.fr/planete/visuel/2023/06/11/tout-savoir-sur-le-projet-adaptation-lance-par-le-monde_6177170_3244.html

 

https://www.lemonde.fr/planete/visuel/2023/06/11/la-foret-francaise-sous-le-feu-du-rechauffement_6177166_3244.html

Investigation : l'entreprise qui rase nos forêts

 

 

Toujours aussi bien informée, pugnace et inventive, Canopée livre une nouvelle enquête, et, une fois de plus, ça fait (très) mal !

A lire toutes affaires cessantes.

Pour soutenir, s’engager, agir.

 

Présentation :

https://www.canopee-asso.org/coupes-rases-et-monoculture-notre-enquete-sur-les-pratiques-de-la-plus-grande-cooperative-forestiere-francaise/

 

Le Rapport sur le système Alliance Forêt Bois

https://www.canopee-asso.org/wp-content/uploads/2023/07/Canopee_ENQUETE_AFB.pdf

 

Greenwashing : Canopée interpelle Alliance Forêts Bois

https://www.canopee-asso.org/greenwashing-canopee-interpelle-alliance-forets-bois/

 

Comme le dit fort bien La Lettre d’information Canopée de juillet 23, « [la stratégie choisie par Alliance Forêt Bois de] ne pas répondre sur le fond ne dupe personne. Surtout pas les journalistes. Au contraire, un nombre croissant de médias s’intéressent à Alliance Forêts Bois et ça n’est pas près de s’arrêter. Nous vous invitons, par exemple, à regarder cette excellente vidéo, réalisée avec le youtubeur Vincent Verzat et qui résume très bien notre enquête. »

 

https://www.youtube.com/watch?v=OxI0g31Sq8k

Rapport Canopée Alliance Forêt Bois
Bandeau déroulant

POUR MIEUX DEFENDRE LA FORET ET LA BIODIVERSITE

Adhérez

AIDEZ LE PETIT PEUPLE DE LA FORÊT… ADHEREZ !

 

Vous êtes toujours plus nombreux à venir vous ressourcer en forêt et vous détendre dans la seule forêt domaniale de Loire-Atlantique (en y pratiquant peut-être, par exemple, la cueillette des champignons), au plus près de tous ces humbles de la forêt – animaux ou plantes – qui contribuent tant à faire de ce massif forestier un site exceptionnel, au côté de ces vénérables chênes de 40 m et plus qui restent encore debout ici et là.

 

Mais pour combien de temps encore ?

 

Car, en vérité, ce milieu si précieux ne cesse d’être menacé et d’être dégradé. Et ce n’est pas qu’une question de changement climatique.

C’est avant tout le résultat d’un mode de gestion qui – en dépit des discours et de la com’ –  donne encore et toujours la priorité à l’exploitation forestière plutôt qu’à la préservation et au renforcement de la biodiversité et du puits de carbone que représentent tous ces arbres.

Et dans ce qui devient de plus en plus une usine à bois, dans une logique imposée par l’industrie forestière et ses grandes coopératives qui contrôlent le marché du bois, les vieilles futaies – qui sont pourtant les plus emblématiques d’une « vraie » forêt, les plus appréciées du public, les plus riches en biodiversité – sont particulièrement convoitées, même si l’essentiel est dans l’exploitation standardisée et si commode du résineux omnipotent (ce même résineux qui donne tant prise aux insectes ravageurs et aux incendies). Et les forêts de n’être plus que de simples plantations.

 

Ceci alors même que les enjeux n’ont jamais été aussi importants, que le grand public a désormais bien compris que les choses ne tournent vraiment pas rond dans le monde des forêts françaises et des forêts domaniales de l’ONF, qu’il faut absolument inverser les priorités et passer d’une gestion en futaie régulière, avec l’obligation des coupes rases tant décriées, à une gestion en futaie irrégulière où le couvert demeure toujours présent, où le sol n’est plus dégradé et stérilisé, où l’écosystème est préservé.

 

Toutes les créatures de la forêt, des plus humbles aux plus majestueuses, ont besoin de vous, de votre engagement et de votre soutien à travers l’association des Amis de la Forêt du Gâvre (AFG).

 

Aidez-nous à les défendre et à vous défendre !

Cette année est d’autant plus importante qu’elle devrait voir l’adoption d’un Schéma d’Accueil du Public qui est désormais en bonne voie d’être finalisé. En tant qu’association environnementale, nous participons à ce processus avec le souci de défendre l’intérêt général, la biodiversité et l’accès du plus grand nombre à la forêt dans les meilleures conditions, en dépit des excès de la chasse et de l’exploitation forestière.

Plus nous serons nombreux, plus nous pourrons peser et agir !

Pour adhérer/réadhérer ou faire un don, c’est très simple, nous vous proposons 4 solutions (à retrouver en page Nous Soutenir ICI) : règlement par chèque ou par carte bancaire avec HelloAsso pour adhérer en ligne : lien ci-dessous, QR code ci-dessous à flasher, formulaire intégré en page Nous Soutenir).

https://www.helloasso.com/associations/les-amis-de-la-foret-du-gavre/adhesions   /formulaire-d-adhesion-2023

QR Code Adhésion 2024 AFG.png
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Manifeste AFG

Manifeste

de l’Association

« Les Amis de la Forêt du Gâvre »

 

 

Sa création : en septembre 2019.

 

Pourquoi : à la demande des usagers de la forêt (particuliers, associations), à la suite de nombreuses coupes et activités excessives en 2018 (voir sur YouTube  le film « La forêt du Gâvre, une forêt désenchantée » https://www.youtube.com/watch?v=IgViM5SzPOc). En 2018, 35 000 mètres cubes exploités contre les 20 000 mètres cubes prévus au plan de gestion.

 

Objectif de l’association : protéger et préserver le patrimoine forestier du Gâvre et son écosystème.

 

Les constats faits sur le terrain, en forêt :

 

  • Nombreuses coupes d’éclaircie chaque année, lesquelles se sont accélérées et multipliées depuis l’entrée en vigueur du plan de gestion 2008-2027.

 

  • Des coupes rases encore programmées.

 

  • Des parcelles encore enrésinées.

 

  • Des parcelles difficiles d’accès pour tous, y compris avec des allées trop souvent impraticables en raison de branches ou d’arbres qui, une fois tombés, restent longtemps en travers, ou en raison des ornières creusées par les engins d’exploitation.

 

  • Des cycles d’intervention raccourcis dans les parcelles. A l’origine, une vieille futaie était composée de chênes âgés de 180-220 ans. Aujourd’hui, la vieille futaie est composée de chênes de 150 ans maximum.

 

De nouvelles pratiques d’exploitation :

 

  • Extraction de bois composés de troncs, de branches, de « charbonnettes avec feuillage » destinés à être déchiquetés, transformés en « bois plaquette » pour alimenter les chaudières industrielles.

 

  • Travaux réalisés avec des abatteuses (même pour les chênes lors des coupes d’éclaircie) et de gros engins de débardage qui détériorent le terrain, lequel se minéralise et devient stérile.

 

Une biodiversité mise à mal :

 

Dès les coupes d’éclaircie, effectuées par tous les temps (voire toutes les saisons), les sols sont abimés (avec au final moins de plantes, de champignons, d’insectes, papillons, oiseaux, cervidés…).

 

Disparition programmée des vieilles futaies :

 

Bien trop peu de parcelles en sénescence et en vieillissement (moins de 1 %) 

 

Accueil du public :

 

  • En période de brame, accès plus ou moins accepté (pratiques dissuasives).

 

  • Cueillette des champignons de plus en plus réduite, au profit de la chasse, et disparition en nombre des espèces, surtout des champignons mycorhiziens (qui vivent en symbiose avec les racines des arbres et des autres plantes de la forêt).

 

  • Limitation envisagée de l’accès du public aux aires de stationnement et restriction envisagée de l’accès aux routes forestières.

 

  • Abandon de l’entretien de sentiers pédagogiques (Les Ferrières)

 

  • Mauvais entretien, voire abandon, des coupe-feux.

 

  • Entretien de certains équipements qui laisse grandement à désirer (abris, tables, ponts) ou apparaît abandonné (rond-point du Pilier)

 

Principales revendications des AFG :

 

  • Assurer un meilleur accueil en forêt pour tous les publics, avec notamment davantage d’équipements entretenus.

 

  • Remettre en service le sentier pédagogique des Ferrières.

 

  • Considérer et gérer cette forêt domaniale, la seule accessible en Loire-Atlantique, pour ce qu’elle est désormais, une forêt périurbaine/suburbaine, à l’instar des forêts d’Ile-de-France (et d’autres régions).

 

  • Passer à un nouveau mode de gestion :

    • Arrêter les coupes rases, comme en Ile-de-France, au profit de la futaie irrégulière.

    • Mettre en place des moyens moins destructeurs pour le sol.

 

  • Préserver la parcelle du Parcours de Santé (parcelle 120) et la parcelle des Chêtelons (parcelle 61) qui figure dans le livre « Les arbres remarquables de Loire-Atlantique ».

 

  • Préserver les parcelles 34 et 37 (Rond-point du Pilier, futaies de plus de 200 ans).

 

 

En résumé, faire en sorte que l’accueil du public et la préservation de l’environnement soient désormais bien mieux pris en compte et respectés, et que ces préoccupations légitimes priment dorénavant sur la seule logique qui vaille encore vraiment à l’heure actuelle pour l’ONF, celle d’une exploitation forestière beaucoup trop prépondérante dans une forêt domaniale, publique, qui se trouve pourtant dans l’orbite immédiate d’une grande métropole (Nantes) et d’un grand pôle métropolitain (Nantes – Saint-Nazaire). 

Manifeste Forêt bretonne

 

 

 

MANIFESTE POUR LA FORET BRETONNE

S'APPUYER SUR LA NATURE

 

 

 

 

Un document important pour nos forêts...

Un langage de raison et de responsabilité.

Des objectifs et des propositions qui reflètent

les plus récentes connaissances scientifiques.

16 pages limpides pour dire ce qu’il faut faire.

S’appuyer sur la Nature. Tout est dit.

 

Comment ne pas souscrire à ce manifeste pour défendre, mieux protéger et mieux exploiter la forêt en général et les forêts de l'Ouest en particulier ?

Tous les défenseurs de la forêt sont animés du même souhait de voir enfin advenir dans les forêts une gestion réellement écoresponsable, réellement soucieuse de la biodiversité. Dans le monde entier comme en France, dans les forêts privées comme dans les forêts publiques.

Les textes comme les actions de tous les acteurs associatifs - Canopée (voir plus bas), le GNSA, FNE et bien d'autres, dont les Amis de la Forêt du Gâvre bien sûr - ne disent pas autre chose.

De même que les ONG internationales qui se préoccupent de ces questions. Et que dire de la COP 19 sur la biodiversité (Conférence des Nations unies sur la biodiversité - Montréal, décembre 2022) ?

 

Le communiqué de presse :

(sur site FNE)

https://www.dropbox.com/s/x9qa5ajiho1l7ns/CP-20221207%20-%20ManifesteForet.pdf?dl=0

(sur site AFG)

Le manifeste (PDF 16 pages) :

(sur site FNE)

https://fne-bretagne.bzh/dossiers/foret/manifeste.pdf

(sur site AFG)

 

France Nature Environnement (FNE), c'est la Fédération française des sociétés de protection de la nature (association 1901 créée en 1968, reconnue d'utilité publique en 1976), soit une structure originale forte de 46 associations adhérentes (35 qui sont membres et 11 qui sont correspondantes) fédérant plus de 9000 associations oeuvrant à la protection de la nature et à la défense de l'environnement.

Disclose

LES REVELATIONS DU SITE INTERNET D’INVESTIGATION

DISCLOSE

 

Le magazine de France 2 Envoyé Spécial avait déjà mis en évidence le 27/01/22, dans un sujet sur La gueule de bois de la filière bois française, les petits arrangements de certains acteurs de la filière pour circonvenir les règles et exporter en Chine.

Cette double enquête de Disclose, mise en ligne le 21/02/23, montre que,  depuis lors, rien  n’a  changé,  sinon  en pire !

Le label « Transformation UE » est une véritable passoire. Combien de temps encore le juteux marché chinois va-t-il imposer sa loi ?

Par une curieuse concomitance, le 22/02/23, le journal télévisé du soir de France 2 a passé un reportage sur une vente record de chênes d’exception en provenance de la forêt domaniale de St-Avold, en Moselle, une vente organisée par l’ONF en Belgique et réservée aux seuls acheteurs européens…

 

https://disclose.ngo/fr/article/trafic-de-bois-etat-ferme-les-yeux-sur-le-pillage-des-forets-publiques-francaises

 

https://disclose.ngo/fr/article/infiltration-au-coeur-du-trafic-illegal-de-bois-entre-france-et-chine

Trafic de bois avec la Chine - Disclose - 21-02-23.jpg
Canopée Bas Carbone Hauts Risques

Le dossier qu’il faut avoir lu !

Le dernier rapport de CANOPEE (mai 2023)

 

Bas Carbone,

Hauts Risques

Une analyse critique

des projets forestiers

Label Bas Carbone

en France

 

Impossible de passer à côté de ce rapport dans lequel CANOPEE nous livre une fois de plus ses analyses, toujours aussi solides, justes et percutantes !

 

Comme le dit Sylvain Angerand/Canopée (sur Linkedin) à l’occasion de la sortie de ce rapport :

 

Peut-on sauver le puits de carbone forestier en plantant des arbres ?
Alors que le puits de carbone est en chute libre, le gouvernement semble n'avoir comme unique boussole qu'un objectif, fixé par le Président de la République : planter un milliard d'arbres d'ici 2030. Pourtant, planter des arbres pourrait bien aggraver la crise si les critères d'accès aux aides ne sont pas renforcés.

Après avoir épluché les critères d’aides au reboisement France 2030, nous nous sommes intéressés aux projets forestiers labellisés bas carbone dans notre nouveau rapport. Résumé : il y a du bon et du moins bon.
Aujourd’hui, le faible nombre de méthodes validées par le LBC conduit à concentrer 99% des projets sur de la plantation, au détriment de l’amélioration des forêts existantes.

La faille majeure que nous pointons est la même que pour le dispositif France 2030 : à partir du moment où 20 % d’arbres sont morts, le peuplement est considéré comme « dépérissant ». Il peut alors être rasé et replanté. Le problème est triple :

Des stocks de carbone sont détruits. Car 20 % d’arbres morts, c’est aussi 80 % d’arbres vivants. La destruction de ce stock n’est aujourd’hui pas comptabilisée dans la méthode reboisement du Label Bas Carbone.


L’écosystème est simplifié et transformé en plantation, le plus souvent de résineux. Les plantations sont globalement peu diversifiées et, comme le montre notre rapport, le label incite à planter des arbres à croissance rapide : des résineux. La protection de la biodiversité et des sols est un « co-bénéfice », alors que cela devrait être un prérequis.


L’avenir de ces plantations  est aléatoire. Avec des étés de plus en plus chauds et secs, les taux de mortalité des jeunes plantations, réalisées en plein, explosent.

Les solutions ? Sortir du dogme de la plantation et accepter la complexité. De nombreux travaux sylvicoles (éclaircie, balivage…) permettent d’améliorer les forêts existantes sans avoir à les raser. Plutôt que chercher à faire du chiffre avec des plantations en plein qui meurent, il est possible de faire du travail de qualité en soutenant de plus petites plantations d’enrichissement dans les forêts existantes.

Pour financer ce type d'itinéraires, le LBC doit évoluer et intégrer davantage de méthodes. C'est en cours et c'est tant mieux, mais le risque que nous pointons est que ces méthodes soient dévaluées par rapport aux projets de plantations si le LBC n'intègre pas mieux la protection des stocks existants et la biodiversité.

Au-delà du LBC, c'est l'ensemble des dispositifs d'aides publiques et privées, ainsi que la fiscalité forestière, qui doivent évoluer. Le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu  a déclaré à plusieurs reprises son soutien à cette évolution. Côté ministère de l'Agriculture, ça bloque. Le dossier est sur le bureau de la Première Ministre, Elisabeth Borne, pour arbitrage.

https://www.canopee-asso.org/wp-content/uploads/2023/06/Canopee_RAPPORT_LBC.pdf

Produire plus de bois

« Produire plus de bois tout en préservant mieux la biodiversité »


Ce slogan que l’ONF met volontiers en avant pour vanter sa « gestion durable des forêts domaniales » témoigne d’une communication très « en même temps » qui peine à convaincre, au regard des multiples maux qui assaillent l’ONF aussi bien que de la situation réelle sur le terrain, passablement dégradée, que l’AFG, comme tant d’autres, est bien forcée de constater.


L’on sait que la Forêt du Gâvre est une Zone Naturelle d'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique – une ZNIEFF de type 2 – et, pour son avifaune, une Zone de Protection Spéciale – une ZPS –  Natura 2000.


Il faudrait vraiment beaucoup de bonne volonté, pour ne pas dire de naïveté, pour croire que les conditions actuelles d’exploitation du massif sont de nature à « préserver mieux la biodiversité » (la faune comme la flore), ni même de nature à la préserver tout court, s’agissant notamment des espèces les plus emblématiques du milieu forestier. Le volontarisme communicant et offensif de l’ONF (notamment sur Internet) ne saurait empêcher ce triste constat.


Il est plus que temps de passer à des mesures propres à assurer une véritable « gestion durable » et non à poursuivre un « greenwashing » à outrance (aussi peu convaincant que celui de la Fédération Nationale des Chasseurs).

Dossier Manifestation

MANIFESTATION AFG DU 22 MAI 2022

 

Notre dossier en pages Actions et Infos

Ce que valent les arguments mis en avant par l'ONF face à nos revendications légitimes : des "pare-feu" bien peu efficaces, qui peinent à convaincre...

 

LE 22 MAI PROCHAIN, MOBILISONS-NOUS POUR DEFENDRE LA FORÊT DU GÂVRE LA SEULE FORÊT DOMANIALE DE LOIRE-ATLANTIQUE !

Annonce de notre manifestation du 22/05/22

 

LES AFG CELEBRENT HAUT ET FORT LA JOURNEE INTERNATIONALE DE  LA BIODIVERSITE PAR UNE MANIFESTATION REVENDICATIVE

Compte-rendu de notre manifestation du 22/05/22 au coeur de la forêt

 

UN ARGUMENTAIRE QUI SUPPORTE  MAL L’EXAMEN

Analyse des propos et déclarations de l’ONF à l’occasion de cette manifestation

 

RETOUR SUR LE COMMUNIQUE ONF DU 26/05/22

(« Forêt domaniale du Gâvre – Mise au point de l’ONF »)

Déconstruction du discours, pour ne pas s’en laisser compter

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FLASHBACK TRONCAIS 1995

Toute ressemblance avec…

 

C’est en 1995 que fut publié Tronçais, la forêt aux abois, un livre non réédité à ce jour et désormais quasi introuvable. La vigueur de la plume clairvoyante de son auteur, Jacky Boutonnet, était à la mesure de son désarroi et de sa colère à la vue du traitement que les nouvelles méthodes de gestion de la forêt publique faisaient alors subir à cette forêt qu’il aimait tant, lui, l’enfant du pays, naturaliste de terrain amoureux du Pays de Tronçais, autodidacte passionné d’ornithologie et de chasse photographique.

 

Tout est dit dans cet ouvrage de ce que nous connaissons aujourd’hui, en forêt du Gâvre comme ailleurs, l’Administration ayant poursuivi peu ou prou dans le droit fil des politiques et des méthodes de gestion déjà bien lancées à l’époque, tel un paquebot avançant sur son erre et voguant irrémédiablement vers sa perte, entraînant avec lui tous ses passagers dans un naufrage pourtant annoncé.

 

Chapitre après chapitre, l’auteur dresse un tableau aussi lucide qu’implacable d’une forêt effectivement « aux abois ». Et l’on ne peut qu’être frappé par la similitude entre ce que subissaient les futaies anciennes de Tronçais en 1995 (sans parler depuis lors) et ce que nos rares arbres anciens du Gâvre subissent aujourd’hui, comme dans cette futaie des Chêtelons désormais, elle aussi, aux abois, et dont l’hallali va advenir sous peu en dépit des discours rationalisateurs et communicants mis en avant, qui ne trompent pas les amis de la forêt, tous ceux qui veulent une vraie forêt et non une usine à bois.

 

Texte intégral chapitre  La Forêt Usine à Bois - in La Forêt aux Abois, Jacky Boutonnet, 1995,

1,6 Mo

Extraits chapitre  La Forêt Usine à Bois - in La Forêt aux Abois, Jacky Boutonnet, 1995, 24,4 mo

C’est pourquoi nous vous proposons la lecture ô combien édifiante du chapitre  « la Forêt Usine à Bois » (ci-dessous PDF du chapitre intégral et PDF de morceaux choisis), des pages qui, hélas, demeurent encore d’une grande actualité.

 

Tronçais  est volontiers présentée comme la vitrine de la forêt française, avec sa non moins célèbre cathédrale – la futaie Colbert –, comme la plus belle chênaie d’Europe (en plaine, au centre de la France, dans l’Allier), produisant un bois de qualité supérieure, particulièrement réputé pour faire les tonneaux. Avec ses nombreux arbres remarquables, y compris certains classés (!), et ses 110 ha de réserves biologiques sur ses quelque 10600 ha, la voilà désormais labellisée Forêt d’Exception.

 

Et pourtant, que de misères ne lui a-t-on fait subir et ne continue-t-on pas de lui faire subir au nom d’une productivité à tout crin que les agents de l’ONF ne cessent de dénoncer. C’est d’ailleurs bien là qu’ils convergèrent de toute la France en 2018 au terme d’une longue marche symbolique. 

 

 

Tronçais, la forêt aux abois, Les Editions du Chemin de Ronde, ISBN 2-909789-179, 1995, 160 p., ouvrage illustré de nombreuses photos de l’auteur.

Ecrit pour que nature vive

l’article cité dans le chapitre La Forêt Usine à Bois

du livre La Forêt aux Abois

et tiré du n° 100 d’août 1972

de la revue Bêtes & Nature

 

« Pour la forêt, rien ne va plus. Faites vos jeux,

il y a du bois à dégager… »

 

Et certains de se demander déjà :

ONF = Office National des Forêts

ou

Office Nuisible aux Forêts ?

1965 – 1972 – 1995 – 2022…

A QUAND LA FIN DE L’AVEUGLEMENT ?

FlashbackTronçais1995
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Forêt et bien commun

Forêts et bien commun :

quelques données…

 

 

Les forêts jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat et dans l’atténuation du réchauffement de la planète. Une tonne de bois capture en moyenne 1,8 tonne de dioxyde de carbone. Ce CO2 est piégé aussi longtemps que le bois n’est pas brûlé ou décomposé. Sa combustion ou sa décomposition relâchent en effet alors une quantité analogue de CO2 dans l’atmosphère. Il faut donc privilégier le bois dans la construction comme matériau, et éviter l’utilisation massive de bois comme moyen de chauffage.

Les arbres des forêts jouent un rôle environnemental essentiel, notamment en régulant la quantité et en améliorant la qualité de l’eau disponible dans le sol.

Les forêts françaises sont denses dans l’Est et le Sud-Est et peu présentes dans l’Ouest qui peut être considéré comme peu boisé. C'est ainsi qu'en Loire-Atlantique la surface « forestière » représente moins de 10 % de la surface totale du département (IGN 2014). Les forêts domaniales ne représentent que 9 % de la surface forestière en France. (IGN 2014). Accessibles au public, elles constituent un espace d’intérêt général, et un lieu de bien-être sans équivalent pour la population.

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