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Les Amis de la Forêt du Gâvre

L’EXPO A NE PAS MANQUER !

 

 

A voir tous les jours du 1er août au 15 septembre 2022

A la Chapelle de la Magdeleine, au Gâvre (Loire-Atlantique)

Pour s’y rendre, se repérer ICI.

 

 

 

 

 

 

 

Une exposition pour sensibiliser aux problèmes de la forêt du Gâvre (qu’elle partage, hélas, avec tant de forêts françaises), pour montrer les conséquences désastreuses des méthodes actuelles d’exploitation de ce massif forestier, pour dénoncer les pratiques néfastes, photographies tristement éloquentes à l’appui.

 

A l’heure du réchauffement climatique et des canicules à répétition, alors que les incendies menacent, que la biodiversité décline à un rythme plus qu’alarmant, que le bon accueil du public et la préservation de l’écosystème forestier dans sa richesse biologique et sa qualité paysagère sont d’autant plus volontiers mis en avant que la réalité du terrain demeure celle de la primauté donnée par l’Etat aux objectifs de production de l’exploitation forestière, et ce dans une forêt pourtant domaniale et donc publique.

 

Vivant au plus près de cette forêt et soucieux de son devenir, les habitants de la Magdeleine (ou Magdelaine, dite Magdelaine d'Iff*) ont tout de suite fait bon accueil à notre projet et accepté d’ouvrir les portes de leur chapelle multicentenaire aux Amis de la Forêt du Gâvre.

 

L’occasion pour les visiteurs de passage de découvrir et pour le public local de redécouvrir, à la faveur de la période estivale, le charme de ce hameau si attachant, et tout particulièrement de sa chapelle (restaurée au 19e siècle).

 

Et l’occasion pour nous de rappeler que cette chapelle, fort ancienne puisque remontant à 1199 (12e siècle), faisait partie d’une léproserie** qui dépendait de l’abbaye Notre-Dame de Blanche-Couronne (cistercienne, puis bénédictine, cette abbaye fondée en/vers 1160 à Port Launay, près de Savenay, est désormais classée Monument Historique).

 

Dans la chapelle, le visiteur ne manquera pas d’admirer une statue de vierge allaitante du 15e siècle représentant la Vierge de Notre-Dame de Grâce, ainsi que les sept vitraux d’inspiration contemporaine créés par l’artiste bretonne Solène Daoudal***. Transparence, couleur, lumière. Par son symbolisme épuré, le motif de cette « forêt vitrail » florissante qui ceint le bâtiment et sert si bien l’esprit du lieu, aussi modeste qu’ancien, assure un contraste saisissant avec le sombre contenu de l’exposition, donnant ainsi d’autant plus de force et d’urgence à sa dénonciation de la « forêt usine à bois ».

 

* La baie de l’if étant toxique, l’on pensait qu’il avait la faculté d’éloigner les animaux sauvages, à commencer par les loups, sinon tentés de déterrer les morts (tels que ceux d’une léproserie), d’où la plantation fréquente de ce conifère dans les cimetières.

 

** La popularité de la parabole du mauvais riche et du mendiant Lazare, pauvre, malade et affamé, dans l’évangile selon Saint Luc a fait qu’au Moyen-Age la confusion s’est établie avec Lazare de Béthanie, l’ami de Jésus ressuscité du tombeau quatre jours après sa mort dans l’évangile selon Saint Jean. Saint Lazare est ainsi devenu le patron des lépreux, a donné son nom à l’ordre hospitalier de Saint-Lazare de Jérusalem, voué aux lépreux (pèlerins, chevaliers), et aux nombreuses maladreries de Saint-Lazare (= léproseries, où l’on isolait et soignait les ladres ou lépreux) créées aux 12e et 13e siècles (et plus tard aux lazarets). Les chapelles de ces établissements étaient souvent dédiées à Saint Lazare ou à… Marie-Madeleine. Lazare avait deux sœurs, Marthe et Marie de Béthanie. Et, là encore, la confusion de s’établir et de perdurer très longtemps, cette fois avec Marie de Magdala, dite Marie-Madeleine (désormais, la première est fêtée avec sa sœur le 29 juillet, la seconde le 22 juillet).

 

*** Pour en savoir plus sur ces vitraux et sur le travail de l’artiste et artisane, voir ICI (http://www.ateliersolenedaoudal.fr/files/vitraux-la-magdeleine-au-gavre-s-daoudal_v2.pdf).

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MANIFESTATION AFG DU 22 MAI 2022

 

Notre dossier en pages Actions et Infos

Ce que valent les arguments mis en avant par l'ONF face à nos revendications légitimes : des "pare-feu" bien peu efficaces, qui peinent à convaincre...

 

LE 22 MAI PROCHAIN, MOBILISONS-NOUS POUR DEFENDRE LA FORÊT DU GÂVRE LA SEULE FORÊT DOMANIALE DE LOIRE-ATLANTIQUE !

Annonce de notre manifestation du 22/05/22

 

LES AFG CELEBRENT HAUT ET FORT LA JOURNEE INTERNATIONALE DE  LA BIODIVERSITE PAR UNE MANIFESTATION REVENDICATIVE

Compte-rendu de notre manifestation du 22/05/22 au coeur de la forêt

 

UN ARGUMENTAIRE QUI SUPPORTE  MAL L’EXAMEN

Analyse des propos et déclarations de l’ONF à l’occasion de cette manifestation

 

RETOUR SUR LE COMMUNIQUE ONF DU 26/05/22

(« Forêt domaniale du Gâvre – Mise au point de l’ONF »)

Déconstruction du discours, pour ne pas s’en laisser compter

Graves menaces sur le Parcours de Santé (Parcelle 120)

 

LES LEÇONS DE L'HISTOIRE...

 

Voir notre dossier en page Infos

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SPECIAL CHÊTELONS

(Parcelle 61)

 

Il y a bien un loup dans la forêt du Gâvre !!!

 

Voir notre dossier en page Infos

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Manifeste

de l’Association

« Les Amis de la Forêt du Gâvre »

 

 

Sa création : en septembre 2019.

 

Pourquoi : à la demande des usagers de la forêt (particuliers, associations), à la suite de nombreuses coupes et activités excessives en 2018 (voir sur YouTube  le film « La forêt du Gâvre, une forêt désenchantée » https://www.youtube.com/watch?v=IgViM5SzPOc). En 2018, 35 000 mètres cubes exploités contre les 20 000 mètres cubes prévus au plan de gestion.

 

Objectif de l’association : protéger et préserver le patrimoine forestier du Gâvre et son écosystème.

 

Les constats faits sur le terrain, en forêt :

 

  • Nombreuses coupes d’éclaircie chaque année, lesquelles se sont accélérées et multipliées depuis l’entrée en vigueur du plan de gestion 2008-2027.

 

  • Des coupes rases encore programmées.

 

  • Des parcelles encore enrésinées.

 

  • Des parcelles difficiles d’accès pour tous, y compris avec des allées trop souvent impraticables en raison de branches ou d’arbres qui, une fois tombés, restent longtemps en travers, ou en raison des ornières creusées par les engins d’exploitation.

 

  • Des cycles d’intervention raccourcis dans les parcelles. A l’origine, une vieille futaie était composée de chênes âgés de 180-220 ans. Aujourd’hui, la vieille futaie est composée de chênes de 150 ans maximum.

 

De nouvelles pratiques d’exploitation :

 

  • Extraction de bois composés de troncs, de branches, de « charbonnettes avec feuillage »destinés à être déchiquetés, transformés en « bois plaquette »  pour alimenter les chaudières industrielles.

 

  • Travaux réalisés avec des abatteuses (même pour les chênes lors des coupes d’éclaircie) et de gros engins de débardage qui détériorent le terrain, lequel se minéralise et devient stérile.

 

Une biodiversité mise à mal :

 

Dès les coupes d’éclaircie, effectuées par tous les temps (voire toutes les saisons), les sols sont abimés (avec au final moins de plantes, de champignons, d’insectes, papillons, oiseaux, cervidés…).

 

Disparition programmée des vieilles futaies :

 

Bien trop peu de parcelles en sénescence et en vieillissement (moins de 1 %) 

 

Accueil du public :

 

  • En période de brame, accès plus ou moins accepté (pratiques dissuasives).

 

  • Cueillette des champignons de plus en plus réduite, au profit de la chasse, et disparition en nombre des espèces, surtout des champignons mycorhiziens (qui vivent en symbiose avec les racines des arbres et des autres plantes de la forêt).

 

  • Limitation envisagée de l’accès du public aux aires de stationnement et restriction envisagée de l’accès aux routes forestières.

 

  • Abandon de l’entretien de sentiers pédagogiques (Les Ferrières)

 

  • Mauvais entretien, voire abandon, des coupe-feux.

 

  • Entretien de certains équipements qui laisse grandement à désirer (abris, tables, ponts) ou apparaît abandonné (rond-point du Pilier)

 

Principales revendications des AFG :

 

  • Assurer un meilleur accueil en forêt pour tous les publics, avec notamment davantage d’équipements entretenus.

 

  • Remettre en service le sentier pédagogique des Ferrières.

 

  • Considérer et gérer cette forêt domaniale, la seule accessible en Loire-Atlantique, pour ce qu’elle est désormais, une forêt périurbaine/suburbaine, à l’instar des forêts d’Ile-de-France (et d’autres régions).

 

  • Passer à un nouveau mode de gestion :

    • Arrêter les coupes rases, comme en Ile-de-France, au profit de la futaie irrégulière.

    • Mettre en place des moyens moins destructeurs pour le sol.

 

  • Préserver la parcelle du Parcours de Santé (parcelle 120) et la parcelle des Chêtelons (parcelle 61) qui figure dans le livre « Les arbres remarquables de Loire-Atlantique ».

 

  • Préserver les parcelles 34 et 37 (Rond-point du Pilier, futaies de plus de 200 ans).

 

 

En résumé, faire en sorte que l’accueil du public et la préservation de l’environnement soient désormais bien mieux pris en compte et respectés, et que ces préoccupations légitimes priment dorénavant sur la seule logique qui vaille encore vraiment à l’heure actuelle pour l’ONF, celle d’une exploitation forestière beaucoup trop prépondérante dans une forêt domaniale, publique, qui se trouve pourtant dans l’orbite immédiate d’une grande métropole (Nantes) et d’un grand pôle métropolitain (Nantes – Saint-Nazaire). 

« Produire plus de bois tout en préservant mieux la biodiversité »


Ce slogan que l’ONF met volontiers en avant pour vanter sa « gestion durable des forêts domaniales » témoigne d’une communication très « en même temps » qui peine à convaincre, au regard des multiples maux qui assaillent l’ONF aussi bien que de la situation réelle sur le terrain, passablement dégradée, que l’AFG, comme tant d’autres, est bien forcée de constater.


L’on sait que la Forêt du Gâvre est une Zone Naturelle d'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique – une ZNIEFF de type 2 – et, pour son avifaune, une Zone de Protection Spéciale – une ZPS –  Natura 2000.


Il faudrait vraiment beaucoup de bonne volonté, pour ne pas dire de naïveté, pour croire que les conditions actuelles d’exploitation du massif sont de nature à « préserver mieux la biodiversité » (la faune comme la flore), ni même de nature à la préserver tout court, s’agissant notamment des espèces les plus emblématiques du milieu forestier. Le volontarisme communicant et offensif de l’ONF (notamment sur Internet) ne saurait empêcher ce triste constat.


Il est plus que temps de passer à des mesures propres à assurer une véritable « gestion durable » et non à poursuivre un « greenwashing » à outrance (aussi peu convaincant que celui de la Fédération Nationale des Chasseurs).

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FLASHBACK TRONCAIS 1995

Toute ressemblance avec…

 

C’est en 1995 que fut publié Tronçais, la forêt aux abois, un livre non réédité à ce jour et désormais quasi introuvable. La vigueur de la plume clairvoyante de son auteur, Jacky Boutonnet, était à la mesure de son désarroi et de sa colère à la vue du traitement que les nouvelles méthodes de gestion de la forêt publique faisaient alors subir à cette forêt qu’il aimait tant, lui, l’enfant du pays, naturaliste de terrain amoureux du Pays de Tronçais, autodidacte passionné d’ornithologie et de chasse photographique.

 

Tout est dit dans cet ouvrage de ce que nous connaissons aujourd’hui, en forêt du Gâvre comme ailleurs, l’Administration ayant poursuivi peu ou prou dans le droit fil des politiques et des méthodes de gestion déjà bien lancées à l’époque, tel un paquebot avançant sur son erre et voguant irrémédiablement vers sa perte, entraînant avec lui tous ses passagers dans un naufrage pourtant annoncé.

 

Chapitre après chapitre, l’auteur dresse un tableau aussi lucide qu’implacable d’une forêt effectivement « aux abois ». Et l’on ne peut qu’être frappé par la similitude entre ce que subissaient les futaies anciennes de Tronçais en 1995 (sans parler depuis lors) et ce que nos rares arbres anciens du Gâvre subissent aujourd’hui, comme dans cette futaie des Chêtelons désormais, elle aussi, aux abois, et dont l’hallali va advenir sous peu en dépit des discours rationalisateurs et communicants mis en avant, qui ne trompent pas les amis de la forêt, tous ceux qui veulent une vraie forêt et non une usine à bois.

 

Texte intégral chapitre  La Forêt Usine à Bois - in La Forêt aux Abois, Jacky Boutonnet, 1995,

1,6 Mo

Extraits chapitre  La Forêt Usine à Bois - in La Forêt aux Abois, Jacky Boutonnet, 1995, 24,4 mo

C’est pourquoi nous vous proposons la lecture ô combien édifiante du chapitre  « la Forêt Usine à Bois » (ci-dessous PDF du chapitre intégral et PDF de morceaux choisis), des pages qui, hélas, demeurent encore d’une grande actualité.

 

Tronçais  est volontiers présentée comme la vitrine de la forêt française, avec sa non moins célèbre cathédrale – la futaie Colbert –, comme la plus belle chênaie d’Europe (en plaine, au centre de la France, dans l’Allier), produisant un bois de qualité supérieure, particulièrement réputé pour faire les tonneaux. Avec ses nombreux arbres remarquables, y compris certains classés (!), et ses 110 ha de réserves biologiques sur ses quelque 10600 ha, la voilà désormais labellisée Forêt d’Exception.

 

Et pourtant, que de misères ne lui a-t-on fait subir et ne continue-t-on pas de lui faire subir au nom d’une productivité à tout crin que les agents de l’ONF ne cessent de dénoncer. C’est d’ailleurs bien là qu’ils convergèrent de toute la France en 2018 au terme d’une longue marche symbolique. 

 

 

Tronçais, la forêt aux abois, Les Editions du Chemin de Ronde, ISBN 2-909789-179, 1995, 160 p., ouvrage illustré de nombreuses photos de l’auteur.

Ecrit pour que nature vive

l’article cité dans le chapitre La Forêt Usine à Bois

du livre La Forêt aux Abois

et tiré du n° 100 d’août 1972

de la revue Bêtes & Nature

 

« Pour la forêt, rien ne va plus. Faites vos jeux,

il y a du bois à dégager… »

 

Et certains de se demander déjà :

ONF = Office National des Forêts

ou

Office Nuisible aux Forêts ?

1965 – 1972 – 1995 – 2022…

A QUAND LA FIN DE L’AVEUGLEMENT ?

 
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Pour une forêt heureuse...

Il est déjà bien difficile de définir le bonheur quand il s'agit des humains. Alors celui des forêts !

Essayons tout de même...

Une forêt heureuse, ce pourrait être :

Une forêt équilibrée

L'exploitation forestière a de tout temps cohabité avec les autres activités pratiquées au sein du massif forestier du Gâvre. Or il apparaît que l'équilibre, tout relatif, qui prévalait il y a encore quelques années, est désormais nettement rompu au profit de l'exploitation du bois.

Une forêt respectée

Cette surexploitation forestière nous apparait d'autant plus inquiétante qu'elle s'effectue avec des engins surpuissants, qui tassent le sol sur des profondeurs importantes et ravagent les sous-bois. D'autre part, l'exploitation actuelle respecte-t-elle la répartition traditionnelle feuillus-résineux sur le massif gavrais ? Malgré les affirmations des gestionnaires, c'est par la négative qu'il faut répondre.

Une forêt accueillante

La gestion de la forêt prend de moins en moins en compte l'accueil du public. L'état actuel de certains sentiers en est une illustration. Et beaucoup d'autres espaces manquent d'un entretien minimum... Favoriser les conditions de cet accueil est pourtant une mission explicite donnée à l'ONF.

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...soyons collectivement vigilants !

Forêts et bien commun : quelques données…

Les forêts jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat et dans l’atténuation du réchauffement de la planète. Une tonne de bois capture en moyenne 1,8 tonne de dioxyde de carbone. Ce CO2 est piégé aussi longtemps que le bois n’est pas brûlé ou décomposé. Sa combustion ou sa décomposition relâchent en effet alors une quantité analogue de CO2 dans l’atmosphère. Il faut donc privilégier le bois dans la construction comme matériau, et éviter l’utilisation massive de bois comme moyen de chauffage.

Les arbres des forêts jouent un rôle environnemental essentiel, notamment en régulant la quantité et en améliorant la qualité de l’eau disponible dans le sol.

Les forêts françaises sont denses dans l’Est et le Sud-Est et peu présentes dans l’Ouest qui peut être considéré comme peu boisé. Pour exemple, en Loire-Atlantique, la surface « forestière » représente moins de 10 % de la surface totale du département (IGN 2014). Les forêts domaniales ne représentent que 9 % de la surface forestière en France. (IGN 2014). Accessibles au public, elles constituent un espace d’intérêt général, et un lieu de bien-être sans équivalent pour la population.

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